Thème

Un homme moderne, je veux bien !
Mais en quoi ça consiste, être un homme aujourd'hui ??

Mercredi 17 octobre 2007

J'ai fait un cauchemar, hier soir, c'était horrible... Voilà : j'allumais la TV et je tombais sur une de ces émissions où l'on tente de "faire" une star, en partant de rien.  Ou plus précisément à partir d'ados de banlieue encore boutonneux, martyrisés par un jury de "pros" au CV obscur - ce qui au fond revient au même.

 

Allez savoir pourquoi, ces jurys sont toujours composés de 4 "pointures" autoproclamées, ce doit être un chiffre magique. Cette fois il y avait deux mecs transparents, une sorte d'extraterrestre répondant au nom de Mia Frye (pendant un instant, j'ai cru qu'il s'agissait d'une blague) et même un spectre revenu d'entre les morts - et c'est là que j'ai vraiment eu la frousse : Ophélie Winter !!!

 

Evidemment, le spectacle était pénible : un par un, ces jeunes mal dégrossis de leur banlieue plantaient lamentablement leur examen. Le producteur, sadique, s'était amusé à les remettre en situation d'échec scolaire. Plus précisément, dans celle de l'interrogatoire debout au tableau, devant toute la classe. Ce qui, vu leur niveau, ne pouvait que les replonger dans de mauvais souvenirs.

 

Pourtant, les classiques à apprendre ici, c'était plus Diam's que Victor Hugo. Oui oui, vous avez bien lu, Diam's est devenu un classique aujourd'hui. C'est dire à quel point on avait touché le fond.

 

Vendeur de disques

Chercher à créer une star de toutes pièces, même avec des pièces de contrebande, c'est quand même logique dans un pays qui a été totalement incapable de mettre au monde une nouvelle génération d'artistes depuis au moins 15 ans.

 

Et pourtant, ils sont nombreux à vouloir faire de la chanson ! A chaque saison de "La Nouvelle Star" ou "Popstars", de nouvelles cohortes de jeunes pétasses se piétinent mutuellement devant les studios. Avec l'espoir de taper dans l'oeil de ceux qui sont devenus, par la force médiatique, les juges suprêmes de la chanson. Difficile pourtant de dire que Marianne James ou Ophélie Winter aient apporté une contribution intemporelle au monde des arts...

 

Pourquoi sont-elles si nombreuses, ces filles, à être obsédées par le show-business ? Simple : elles cherchent là leur seule clé possible pour l'ascension sociale,  la seule façon d'échapper à leur destin de SMICardes a mi-temps dans les classes moyennes inférieures françaises. Comme leurs homologues masculins qui ne rêvent que de s'en sortir par le foot.

Leur rêve, c'est de rejoindre Diam's ou Nadiya au Panthéon des Pouffes qui ont Réussi, et d'amasser du fric en chantant des trucs vachement profonds sur leur expérience de la vie.

 

"Ensemble comme un roc !
Tous unis comme un roc !
Tous tel un bloc
Solides comme le roc !
Ensemble comme un roc !
En ce lieu comme un roc !
Boostés à bloc !
Solides comme le roc ! Roc, roc, roc..."



Inquiétante cabale

 

A la fin de mon rêve, je pénétrais dans une société secrète : un cercle composé d'authentiques chanteurs à guitare (Francis Cabrel, Alain Souchon, Maxime Leforestier...) décidait de mener des actions terroristes pour réduire les "Nouvelles stars" au silence. Leur commando bénéficiait de protections en haut lieu, et était discrètement financé par le Ministère de la Culture, via des sociétés-écrans offshore.

 

Après plusieurs attentats suspects, les jeunes chanteurs prenaient peur et disparaissaient des antennes. TF1 et M6, terrorisées, prenaient la décision de programmer des concerts de Bach tous les samedis soirs.

 

Quant à Ophélie Winter, elle décidait de repasser un CAP d'esthéticienne.

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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