Thème

Un homme moderne, je veux bien !
Mais en quoi ça consiste, être un homme aujourd'hui ??

Mardi 4 septembre 2007

Vous savez à quoi on reconnaît qu'on est devenu un vieux con ? C'est simple : c'est lorsqu'on ressent une incontrôlable exaspération à la vue des "djeune's", ces petits cons qui se prennent pour les princes de la rue avec leur look ridicule et leur musique de merde.

Tous habillés à l'identique, ils semblent s'être contentés de copier-coller la tenue de leurs congénères les plus influents. Pour les goûts et les opinions, c'est dans la même veine : le monobloc altermondialisme-antisarkozysme-libertarisme soft est monté en série.

 

Pauvres petits rebelles perdus d'avance !

Tu sais, petit rasta Blanc de Boulogne-Billancourt, d'ici quelques années tu te couperas les cheveux, lorsque tu obtiendras ton diplôme de finance et ton premier job à La Défense.

Pareil pour toi, petit DJ techno-noctambule à la dégaine de manga. Tu vas brutalement t'arrêter de faire la bringue à 23 ans, lorsque ta copine tombera enceinte et qu'il te faudra trimer rien que pour venir à bout des factures.

 

Vous pensiez être tellement uniques dans vos révoltes, dans vos idéaux ! Mais qu'est-ce que vous croyez ? Chaque génération a expérimenté avant vous tout ce que vous vivez aujourd'hui. Chaque génération a méprisé ses aînés, cru changer la vie en "teuf" permanente, et pensé laisser une trace indélébile dans l'histoire. Et pour tout dire, certaines générations l'ont fait bien mieux que vous. 

 

"Jte kiffe 2 tro ma chérie lol"

Ce qui m'exaspère, c'est que vous croyez que ça durera toujours. Ca : l'amitié, la bande de potes inséparable, les 400 coups ensemble et pour la vie. Ces 3 adolescentes de 17 ans qui marchent bras dessus - bras dessous suivies par leur troupeau de courtisans à casquette, se doutent-elles que dans 5 ans elles ne se parleront même plus ? 


En bande, ils se gonflent d'orgueil ("j'ai trop de potos"), se sentent invincibles, font un max de bruit et se moquent des passants. Tout est bon pour se faire remarquer. L'insouciance de la jeunesse se mêle à la morgue des oisifs.

 

Moi aussi, j'ai eu mes bandes d'amis "inséparables". J'ai fait du bruit, je me suis moqué des passants. Je me suis senti invincible et joyeux. Je pensais que ca durerait toujours.

La vie nous a séparés, au fil des années, sans effort, sans même que l'on s'en rende compte. Et chaque bande de petits cons bruyants me rappelle à quel point le temps vous glisse entre les doigts.

 

Le problème, c'est que plus on vieillit, plus les petits cons deviennent nombreux.

   

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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