Thème

Un homme moderne, je veux bien !
Mais en quoi ça consiste, être un homme aujourd'hui ??

Lundi 27 février 2006 1 27 /02 /2006 19:03

" Comment chuis trop contente d'avoir le César, la vie d'ma mère ! "

Voilà à quoi ressemble une cérémonie des Césars  quand on récompense Sara Forestier. Et ce genre de scène risque de se répéter souvent, car on dirait que le noble monde des zââârts a décidé de s'extasier devant cette petite rebelle forte en gueule, qui tchatche comme une zyva même si elle a fait son éducation dans le privé.

Pourquoi Sara Forestier est-elle une star, alors qu'elle est comme n'importe quelle pouffiasse de lycéenne ? Vulgaire, inculte, fière d'elle, elle est bien le produit de la génération Star Academy : t'es jeune + t'es con + tu passes à la télé = t'es une vedette.

Les Américains avaient Paris Hilton, il fallait bien qu'on se trouve une pouffe-emblème nationale, nous aussi.


Comment jt'esquive

Qualifié de "révélation" par les critiques et le monde des zââârts, le film "L'Esquive" caressait la banlieue dans le sens du poil, très politiquement correct. Le scénario ne me paraissait pas mauvais, mais la réalisation... un tas d'ados survoltés qui gueulent "zyva - zarma - woullah", parlent de manière incompréhensible, jusqu'à la caricature, qui s'embrouillent en bas de la cité... Mais bon, ouf, ils font du théâtre alors ça va, c'est forcément culturel.

Les critiques ont adoré, évidemment. Des jeunes de banlieue qui jouent une pièce classique, c'est fôôôrmidable, tu penses bien ! Ca me rappelle la satisfaction béate des barbus du théâtre municipal de ma ville : tous ces soixante-huitards idéalistes subissaient le bordel dans la salle, les chewing-gums crachés sur les sièges, les blagues débiles criées pendant la pièce et les bagarres avec abnégation, en se disant "ah, comme nous sommes bons d'avoir apporté un peu de culture à ces sauvageons".



Two pouffiasses meet

Forcément, ça devait arriver : Sara Forestier décroche un autre rôle. Quand je vois l'affiche, ma mâchoire se décroche : "Hell"... oui, "Hell" de Lolita Pille (cette poufiasse de)

Car Lolita Pille, figurez-vous, c'est la Sara Forestier de la littérature : à 18 ans, cette petite bourge prétentieuse moulée dans le XVIème sort un roman, et pam ! c'est le succès immédiat et stratosphérique. Même veine : je suis une petite pétasse, je le revendique et je vous emmerde tous, bande d'abrutis. Son roman, tu le lis, tu as envie de lui mettre une claque.


Extrait de son site web officiel :
" Avec son premier roman, Hell, paru en 2002, Lolita Pille avait séduit ou agacé (ou les deux). Mais beaucoup avaient dignement salué la rage et le talent qui se dégageaient de l’ouvrage. Dans la lignée de Bret Easton Ellis, Lolita Pille y déplorait le gouffre de la société friquée qui avait fait d’elle un monstre, vêtu de marques de la tête aux pieds et en proie à un terrible vide intérieur. "

" Terrible vide intérieur ", pauv' choupinette... je comprends ta peine, car tu es bien loin de Bret Easton Ellis, et même de Frédéric Beigbeder, d'ailleurs. Bon, c'est compréhensible, tu es encore jeune (Bac en 2001 au rattrapage) et tu as écrit ton roman "en 6 mois" quand tu as "décidé de te mettre à l'écriture" après avoir lu 99 francs, ce qui franchement n'est pas très original.

 

Certes, toi tu as sorti deux romans, moi je végète dans un blog et je ne serai peut-être jamais publié de ma vie. Tu as la supériorité que donne le succès et la médiatisation. Pareil pour Sara Forestier. Mais je ne m'inclinerai pas devant une petite pétasse, désolé.

Qu'est-ce que je pourrais dire, en conclusion ? Je ne vous conseille pas d'aller voir ce film...

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
Ecrire un commentaire - Voir les 39 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus