Thème

Un homme moderne, je veux bien !
Mais en quoi ça consiste, être un homme aujourd'hui ??

Lundi 16 janvier 2006 1 16 /01 /2006 16:18

"Vous vous trouvez irrésisitible ? Elle, elle vous trouve surtout ridé..."
Pan dans les dents, L'Oréal a frappé !

Vous les avez sûrement vus, ces spots de pub L'Oreal où l'on tourne en dérision des hommes qui comptaient sur leur charme viril pour alpaguer la jolie nana qui passait. Manque de bol, la nana, figurez-vous, n'avait d'yeux que pour leurs rides, leurs défauts de peau et leur calvitie naissante... (peut-être était-elle en fait esthéticienne et flairait-elle du business potentiel ?)

Hommes, si vous n'aviez pas de complexes, L'Oreal se charge de vous les inventer !

Jusqu'ici, les marques de cosmétiques étaient assez passives, voire même un peu ramollos. Elles nous proposaient quelques crèmes aux noms et utilsations très exotiques (qui sait ce qu'est un "comédon", franchement ?), portées par quelques top models à visages d'angelots, fades et inconnus, auxquels on ne s'identifiait pas le moins du monde. Peut-être étaient-ils en fait plutôt destinés aux nanas, qui se chargeaient de choisir ces produits de beauté pour leur homme.

Chez les gourous du marketing, on disait que le marché des cosmétiques pour hommes allait décoller, que la tendance était là et bien là, car les hommes prenaient de plus en plus soin de leur physique. Et tout le secteur attendait patiemment un décollage qui ne venait pas du tout.

Est-ce pour secouer brutalement tout ce petit monde ?? L'Oreal est la première marque à jouer sur la culpabilité, et d'une manière assez agressive. "Vous ne prenez pas soin de votre peau ? Vous devriez avoir honte, toutes les les femmes l'ont remarqué et elles se moquent de vous dans votre dos, enfin !!". On joue clairement sur la honte et la peur du jugement des autres, et pire, du jugement des femmes (connu pour être impitoyable). Je suis allé sur le site de L'Oreal, et c'est bel et bien la honte et la repentance qu'on nous propose, à la manière de ces chrétiens qui se flagellent pour leurs pêchés. Coupables de nous être négligés au yeux de nos juges (les femmes), nous devons entrer dans la secte et accepter de nous faire laver le cerveau :

Juste retour des choses

Je sais très bien ce que les filles vont me dire : "ce n'est qu'un juste retour des choses, vous attachez tellement d'importance au physique des femmes, maintenant c'est à votre tour, c'est bien fait !"

Ben oui, mais non, justement, on n'en voulait pas, nous, de votre règne du fashion et de l'apparence physique. On n'en voulait pas de vos magazines-dictateurs de mode, de vos modèles de beauté absolument inaccessibles, de vos stars retouchées sur Photoshop, et auxquelles il faut absolument ressembler, au prix de régimes longs comme la traversée du désert ouzbek. On n'en voulait pas de votre règne de la chirurgie esthétique, et on résistera autant que possible à l'idée de se faire implanter du silicone dans la bite pour qu'elle soit plus grosse, ou à avoir des pectoraux en plastique.

Nos magazines à nous étaient remplis de sports et de voitures, nos stars n'étaient pas des mecs très beaux mais c'est pour ça que c'étaient nos potes. Les hommes canon des magazines, on s'en foutait franchement : ils avaient pas l'air de savoir taper dans un ballon, ces fiottes. Ils ressemblaient aux petits garçons-à-sa-maman que personne ne voulait prendre dans son équipe, au collège.

Alors vade retro, L'Oreal, tu ne rentreras pas dans notre forteresse même avec tes arguments-massue ! Et d'ailleurs méfie-toi, parce que ton copain Dove (groupe Unilever) est en train de te préparer un coup en traître dans le dos : tout aussi marketing et furieusement tendance, il a misé sur la promotion de la beauté naturelle.

Eh oui, je sais, ça fait toujours mal d'être trahi par un pote... 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Mercredi 11 janvier 2006 3 11 /01 /2006 19:07

Ne nous voilons pas la face : nous, les mecs, lorsque nous allons en boîte, c'est clairement pour serrer. Les filles, quand vous vous pomponnez, que vous vous faites belles, je ne sais pas au juste à quoi vous pensez...

Probablement à passer un bon moment, à vous éclater entre copines, à accepter quelques verres et quelques compliments... ? Est-ce que vous vous dites souvent "putain ce soir je vais m'en baiser un, allez, on y croit ! Confiance, technique et précision. Comme un péno, hein..."

Parce que côté mecs, c'est ça. Serrer, serrer, serrer... "statistiquement, si j'ai un succès de 10%, ça veut dire qu'il faut que j'aborde au moins 10 filles ce soir pour espérer en choper une". C'est avec ce mélange de stakhanovisme, d'entrain et de résignation que le mec part en boîte (the night-club, yeah).

 

Mais ce n'est pas si facile. Une fois l'entrée payée, la musique devient assourdissante, et pam ! tu es plongé dans... la jungle. La nature à l'état sauvage. Des mâles, des femelles, l'air est saturé de désir et de sueur. Le bruit couvre toute conversation, or la conversation, c'est tout ce qui nous séparait encore des chimpanzés bonobos (Pan paniscus) ou des orangs-outans. La boîte nous ramène aux temps oubliés de la meute, où le mâle danse et s'agite sous le nez de la femelle, qui vaporise discrètement ses phéromones dans l'air moite.

Aux temps où le mâle le plus fort, le mâle alpha, pousse ses congénères, montre les muscles et les dents quand il faut, afin de s'imposer et de bouffer avant les autres, tout en se tapant les femelles qu'il choisit (un rôle de nos jours assez bien repris par les videurs et les membres de la boîte, avec le T-shirt "staff" en guise de cul de babouin).

 

Dans cette jungle hurlante, la survie est difficile. Les filles sont belles, mais elles sont sur-sollicitées. Une boîte de nuit, pour une jolie fille, c'est un peu comme faire son shoppping dans un souk égyptien : tout le monde lui saute dessus et l'agrippe, et l'attire, pour essayer de lui vendre quelque chose : un verre, une bouteille,  un tour gratuit dans une décapotable... Pour draguer en boîte, à mon avis la préparation idéale, c'est un BTS Force de vente.

 

Et puis, vous, le mec banal, ou mâle lambda, vous n'êtes pas le bienvenu. Vous payez l'entrée au prix fort (alors que le meilleur client, au fond, c'est vous). Si vous vous amenez tout seul à l'entrée, vous vous faites éjecter par le videur, un gros mastodonte avec une minsucule oreillette qui ne vous accorde même pas un regard. Vous avez presque envie de lui foutre une baffe, mais comme ses 12 acolytes ont le même gabarit, vaut mieux oublier l'idée. Vous n'êtes pas le bienvenu. Si vous voulez rentrer, il faut amener des filles.

- Mais c'est débile, si je paye 20€ pour aller me faire dessouder les tympans, c'est pas pour le plaisir, c'est justement pour en trouver à l'intérieur, des filles !!

- Monsieur, sans accompagnement vous ne rentrez pas, c'est tout.

- Mais enfin vous êtes borné ou quoi ? Au restaurant, vous ne venez pas avec votre propre bouffe, quand même ? Sinon où est l'intérêt ?? Vous pensez bien que si j'avais des filles qui voulaient passer la nuit avec moi, je serais déjà sous ma couette à cette heure-ci, au lieu de me geler les burnes à faire la queue devant votre boîte de merde !

N'insistez pas, vous n'êtes pas le bienvenu dans la jungle : personne n'est le bienvenu dans un endroit où le but est de bouffer l'autre. De toute façon, 99,5% du temps, vous rentrerez de boîte complètement bredouille ("brocouille, comme on dit dans le Pouchonnois...").

 

Les boîtes de nuit doivent mourir

 

Cela pose quand même de sérieuses questions quant à la viabilité du modèle de la boîte de nuit. Comme le dit Grrr dans son commentaire sur mon article précédent : "Le problème pour rencontrer des filles ouverte à la rencontre, c'est qu'il faut bien souvent aller dans un lieu bien précis, voir obligatoire; discothèque, etc. Et encore, certaines y vont juste pour danser... Dans la rue, ça me semble plus dur car la fille est en mode "vigilance maximum". Le top serait un lieu où les choses soient claires, on viens pour rencontrer des gens, et plus si affinité. Sur le net, il y a déjà meetic, mais dans la vraie vie, je vois pas trop."

Il a complètement raison : la vérité, c'est que le modèle social proposé par la boîte de nuit est complètement agonisant. Ce modèle était né, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, pour remplacer celui des "bals populaires" des villages où les jeunes pouvaient se rencontrer et danser. Dans les villes, un endroit comme la boîte de nuit permettait une formidable libération pour la jeunesse, en lui permettant notamment d'échapper à la surveillance des anciens, chargés de "chaperonner" les bals.

Ces endroits dédiés exclusivement aux jeunes devaient connaître leur apogée avec l'avènement du rock n'roll, qui portait au plus haut tous leurs messages et leurs envies de révolte.

Mais lorsque cette folie libératrice s'est tassée, après Mai 68, elles ont forcément décliné, au même rythme que l'énergie vitale de la jeunesse. Les années 80, typiquement, ont marqué le début d'un fort mouvement d'individualisme, qui s'est traduit jusque dans la musique : jusqu'ici, dans toute l'humanité, la danse était un mouvement collectif, à plusieurs ou à deux. Mais les nouveaux courants, (électroniques, techno, hard rock, hip-hop...) ont imposé le concept de danse ego-centrique, les individus dansant seuls les uns à côté des autres.

La zone d'intimité entre les deux partenaires dansants est d'environ 75 cm dans le rock, de moins de 10 cm dans un slow. Dans une boîte de nuit techno, elle est de plus d'1 mètre. Naturellement, fatalement, la productivité de ce modèle est quasi nulle.

Alors oui, les lieux de rencontre sont à réinventer complètement : le speed-dating, les quiet-parties, Meetic ou les chat-bars sont des tentatives, encore incomplètes. A nous de chercher, et de trouver notre voie.

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Mercredi 11 janvier 2006 3 11 /01 /2006 10:46
Les mecs ont pour la plupart un rapport conflictuel avec la vérité : ils mentent comme des chacals quand il faudrait être honnête, mais ils sont toujours très francs quand il vaudrait mieux la fermer.


Un mec c’est souvent assez basique, un peu binaire – moi le premier, je veux bien le reconnaître. Quand il est franc, c’est souvent parce que la vérité lui échappe dans un bête réflexe (il est devant la console, et il souhaite répondre à la question en moins de 6 secondes). C’est souvent là que commencent les ennuis, car les filles, elles, utilisent toujours les voies de la ruse...

 

Ceci dit, avec un peu d’expérience, on finit par décoder quelques-uns de ces pièges. Ce n’est pas de l’intelligence à proprement parler : les lapins eux aussi développent un certain nombre de stratégies basées sur les habitudes connues ou supposées des chasseurs. Et puis les filles ont toujours des réserves de pièges plus élaborés les uns que les autres. Quoiqu'il en soit, il vaut mieux être un lapin-ninja entraîné que finir en civet. Alors faites attention à ce qui suit, voici un exercice pour vous blinder : 

 

Vous êtes affalé devant la TV, le cerveau quelque part entre la Terre et la Lune. Votre copine arrive et elle a envie de parler de quelque chose, ça se sent.


- Au fait, cette collègue avec qui tu travailles, elle est comment ?
- Ben c’est une sacrée bonnasse, je me la tirerais bien si je pouvais. (Ca c’est une mauvaise réponse, c’était pas le bon moment pour être franc)


- Tu ne trouves pas que j'ai pris du poids ?
- Si, t'as vraiment pris du cul je trouve. C'est normal aussi, vu que tu vas à la salle de gym pour papoter... (C'est pas vraiment ce qu'il fallait répondre)


- Ton ex, elle suçait mieux que moi ?
- Mieux je sais pas, mais elle suçait sacrément bien, oui. (Ca aussi c’est une très mauvaise réponse, vous allez en chier)


- Tu as déjà regardé des films porno ?
- Non, à part les 10 Go de vidéo de cul dans mon disque dur. D'ailleurs mon pote viens de m'envoyer un double fist anal, tu verrais ça... (
Bon soit vous êtes mauvais, soit vous faites exprès, là)


- Ca t'arrive de regarder les autres filles ?
- Graaave ! T'as vu comment elle sont trop bonnes depuis qu'il fait 26° dehors ? (Vous la cherchez la baffe ?)


- Alors tu la trouves comment ma copine ?
- Carrément mortelle, tu crois que tu pourrais organiser un truc à trois ??
(Bon, je vois qu'il n'ya a décidément rien à faire pour vous sauver...)

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Mercredi 4 janvier 2006 3 04 /01 /2006 18:35

Je prenais un verre avec un bon ami l'autre soir, dans un bar parisien plein d'ambiance. Le nez dans nos cocktails, on parlait... de filles, bien sûr ! Plus précisément : comment aborder les filles qui nous plaisent ?

Pierre, franchement, est jeune (26 ans), plutôt beau gossse, sportif, et super sympa. Il n'a pas de problèmes dans sa vie, il est sorti avec bon nombre de filles, mais pourtant il a le trac, comme tous les mecs du monde, à l'idée d'aborder une jolie fille.

"Tu vois cette blonde là-bas au bar ? Eh bien franchement je serais pétrifié si je devais aller lui parler. Pourtant j'ai confiance en moi, je pense que je peux lui plaire, mais c'est toujours la même pensée qui me retient : elle a dû se faire aborder 20 fois dans la journée par tout un tas de mecs, qui ont dû essayer toutes les techniques possibles (on s'est déjà vus quelque part ? tu me donnes ton numéro ?) et imaginables...

Elle doit en avoir ras-le-bol, et je n'ai pas envie d'être un importun de plus dans sa journée. Et même si j'y allais, je ne vois pas ce que je pourrais sortir de plus original que les autres.

J'aurais honte de sortir un truc aussi ringard que 'je peux vous offrir un verre ?'... Mais comment commencer autrement ?"

Le problème de Pierre, c'est que dans son boulot, il ne rencontre personne de nouveau. Il connaît ses collègues, et point. Il est prof, alors pour les nouvelles têtes, il faudra attendre la rentrée prochaine.

C'est vrai qu'avant, tout nous paraissait plus simple, pendant les études : le brassage naturel dans les facs, les TD, les sorties... En fac on rencontre toujours plein de gens nouveaux, ça bouge, tes amis te font rencontrer des amis et des amis d'amis...

Rentrer dans le monde du travail, c'est souvent la douche froide. Tout d'un coup les choses sont beaucoup plus figées : les gens qu'on rencontre sont pour la plupart mariés avec des enfants, des impôts et des pavillons. Et puis les amis, sans qu'on s'en soit rendu compte, sont tous maqués, commencent à se marier, à moins sortir, et tu rencontres bien moins de monde qu'avant. Même quand tu vas dans des soirées, il n'y a que des couples, de toute façon.

Oui, tout à coup, les règles du jeu ont changé. Depuis le collège tu t'escrimais à comprendre les règles de la séduction, le fonctionnement subtil des relations garçons-filles, et au moment où tu commençais un peu à maîtriser les choses, PAF, on change complètement la donne, les cartes sont redistribuées. Tout est à refaire...

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Mardi 3 janvier 2006 2 03 /01 /2006 15:09

On cherche tous l'âme soeur... celle qui saura nous aimer comme on est, et qui surtout sera belle, intelligente, sympa, marrante, riche, etc, etc...

Et on y consacre presque toutes nos pensées et tout notre temps ! C'est dingue non ? Chaque jour la même question : qui m'aimera ? qui aimer, moi ? Est-ce que si je rappelle Sandrine, Christelle ou Violaine, elle voudront bien aller dîner en tête-à-tête ? Et si oui, comment conclure ?

 

Tout ce temps perdu à se préoccuper d'une seule chose : trouver l'amour, trouver l'amour, trouver où il se cache ce grrrrmlllgneu d'amour. Parfois j'ai l'impression d'être un de ces chevaliers de la Table Ronde, à qui on avait dit :

"Pars à cheval, au hasard des routes, cherche ce Graal dont tu n'as aucune idée de quoi il s'agit vraiment et à quoi ça peut ressembler, et surtout ne reviens pas avant d'avoir trouvé !!
- Mais trouvé quoi au juste ?
- Ferme-la, et monte sur ton cheval."

 

Et pam, le voilà parti sur les routes avec sa bite et son épée. Un peu confus, un peu perdu, le chevalier, mais il se raccroche à une dernière chose : la foi. Garder la foi...

 

S'il avait pu faire un blog, ce serait celui-ci.

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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