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Un homme moderne, je veux bien !
Mais en quoi ça consiste, être un homme aujourd'hui ??

Mardi 14 février 2006 2 14 /02 /2006 13:52

Jusqu'ici, je me suis retenu d'utiliser mon blog comme un journal intime ouvert. Par pudeur ? Je ne sais pas... j'ai déjà un journal intime "fermé", ça me paraissait suffisant.

Mais aujourd'hui, la nouvelle qui est tombée me bouleverse : mon amoureuse est mutée professionnellement dans les DOM-TOM, dans une de ces îles où l'on rêve d'habitude d'aller en vacances...

 

Et moi, je me retrouve devant un choix crucial, probablement l'un des grands tournants de ma vie. Faut-il la suivre ? Et tout plaquer pour elle ?

Jeune homme issu d'une génération précaire (signez la pétition), avec mes beaux diplômes bac+5 j'ai galéré de chômage en CDD, de stage en stage avant de décrocher enfin un vrai bon job en CDI, et le droit à un appartement dans Paris (mon rêve). J'ai un bon salaire, je vis dans un bon quartier, je suis content de pouvoir en profiter...

 

Partir avec elle, bien sûr ça me fait follement envie, mais ça me fait peur :
il me faut lâcher toutes mes sécurités et me jeter dans le vide, en comptant entièrement sur elle pour me rattraper.

A une époque où l'amour est devenu hyper-précaire, où l'on est devenu flexible et éjectable au premier dysfonctionnement, où chacun est obligé de ne compter que sur lui-même pour subsister, tout plaquer pour quelqu'un, c'est devenu presque impensable... trop risqué !

Je ne suis pas aigri de l'amour, mais j'ai compris maintenant, à force de séparations, que quand c'est fini, on ne se doit plus rien, chacun repart dans son coin et fait le bilan des plumes qu'il a pu laisser dans l'histoire. Si tu t'es sacrifié, tu prends subitement conscience, le jour de la rupture, de l'étendue de ta stupidité...

 

Ce que tu me demandes, tu sais, c'est un saut dans le vide sans le parachute. Un saut à l'élastique sans élastique... 

Mais je te fais confiance, mon amoureuse. Tu n'as plus qu'à faire mon bonheur au soleil... :)
  

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Mercredi 8 février 2006 3 08 /02 /2006 18:14

Je suis frappé chaque jour par l'absence de modèles masculins réalistes : je veux dire par là des modèles dont on pourrait s'inspirer dans la vie courante, pour surmonter nos problèmes au quotidien, affectifs, domestiques, etc...

Aucun guide spirituel, aucun... modèle utilisable.

D'habitude, les mecs te diront qu'ils admirent qui ? Les stars du sport ? C'est bien joli, mais les pirouettes magiques de Ronaldinho, ca ne m'aide pas dans ma vie de tous les jours (s'imposer face à un supérieur hiérarchique, une bande de racailles dans le metro, réparer la voiture, placer son argent intelligemment, enfin tous les trucs qu'est censé gérer un homme moderne, quoi).

 

La vie dans la télé

 

J'ai beau regarder des tonnes de films et de séries TV, je reste à chaque fois déçu par l'absence de modèle masculin, c'est soit :

- le héros est totalement inutilisable, parce que c'est un surhomme déconnecté du réel. Par exemple, James Bond. Vous pouvez prendre James Bond comme modèle dans votre vie de tous les jours... le ridicule ne tue pas... mais il rend ridicule, ceci dit. Autre exemple : les chouchous des filles, Georges Clooney dans Urgences et l'autre médecin dans Lost (je sais plus son nom, cette série devient lassante au bout d'un moment). Ils sont tellement parfaits, beaux, forts, résistants à l'adversité et sûrs d'eux que c'est à mille lieux du monde réel. Je ne connais aucun homme qui se comporte comme ça, personnellement !

- le héros masculin est pas du tout un modèle : il se comporte comme un connard / un lâche / un irresponsable, envoyant un message global qui résonne à mes oreilles comme "tous les hommes sont vraiment des incapables, et toi aussi, mon vieux"

 

Pardon ? Je suis parano ? Moi, je suis parano ?
Pas du tout ! Regardez les séries qui marchent le plus fort et qui sont les plus intéressantes en ce moment, séries à forte composante féminine (féministe ?) - attention je me contente de parler ici des séries tournant autour du thème de mon blog : les relations amoureuses !


* Dans Sex & the City, on commence par Mr Big
. Grand charmeur, homme "parfait" dans le sens "qui a réussi sa vie", j'avoue que j'aimerais bien être comme lui vers 45 ans... :)
Mais bon voilà, il se comporte vraiment comme un enfoiré malhonnête, lâche vis-à-vis de Carrie quand il s'agit de s'engager dans une vraie relation, et il finit par faire franchement son adolescent stupide (je me casse avec une plus jeune - plus bonne qui me rendra malheureux), et puis après il lui sabote son histoire en recouchant avec elle, enfin bref ZE connard, quoi. J'ai beau me reconnaître beaucoup en lui, ce n'est pas une image très flatteuse.

Après, encore pire : le deuxième amour de Carrie, c'est Aidan. Alors lui, il m'a filé des crises de boutons pendant tous les épisodes : j'ai jamais vu un mec aussi mou !!! Ca se voit que c'est un pur fantasme de la scénariste : il dit oui à tout, il est toujours là pour Carrie, il n'a jamais de sautes d'humeur, jamais de désirs qui vont à l'encontre de Carrie, et il est prêt à s'engager et à la demander en mariage.
Les filles, il faut que vous dise, ce modèle-là n'existe pas !


* Dans Bridget Jones, on avait le choix entre Daniel Cleaver, très bien incarné par Hugh Grant : LE prototype de l'enfoiré (comme dit dans le roman, "l'équivalent masculin d'une salope") et Mark Darcy, le bon naze, timide-coincé et pour tout dire franchement couillon.


* A force, le risque, c'est de devenir carrément extrémiste et de prendre exemple sur Tom Cruise, i-nou-bli-able dans Magnolia, qui lançait dans ses séminaires de coaching réservé aux hommes son slogan "Respecte la bite !" et vendait son fabuleux ouvrage, un manuel pour apprendre à "séduire et détruire" les femmes. Merci Tom pour cette superbe performance, mais je ne peux pas me comporter comme ça : et si j'ai une petite fille plus tard ?? il faudra bien que je lui transmette quelque chose de positif !

 

Et puis soudain, le héros

 

Et finalement, ma quête a abouti ! J'ai trouvé un mec-modèle, un vrai sur qui prendre exemple, un mec qui est à la fois viril et protecteur, qui est l'homme de la famille sans être macho, qui a ses moments de malaises, de doutes, des hauts et des bas, qui fait des conneries, bref qui a une vraie vie quotidienne comme nous tous.

Un mec pas vraiment parfait, pas idéal, mais qui m'inspire... confiance. Oui, c'est ça, enfin un schéma masculin qui me donne confiance. Et croyez-moi, c'est rare, de nos jours, l'image de l'homme me semble tellement brouilée... confuse...

Bref, merci aux scénaristes de Desperate Housewives d'avoir imaginé Tom Scavo rien que pour moi :

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Lundi 6 février 2006 1 06 /02 /2006 14:04

J'ai longtemps pensé que l'amitié entre un homme et une femme était impossible. Qu'un rapport complice entre les deux était forcément ambigu, et qu'il y en avait toujours un des deux qui souhaiterait obtenir plus (généralement le mec, allez savoir pourquoi...)

Le monde entier semblait partager ce point de vue : une paire d'amis sont forcément des amants non avoués, qui vont soit finir ensemble, soit clôturer leur amitié par un rateau un jour ou l'autre. Du coup, pour un mec, c'est assez difficile d'avoir une amie sans se faire chambrer par ses potes ("alors, quand est-ce que tu te la fais bon sang ?") jusqu'à craquer. Et tenter d'emballer sa copine, avec toutes les conséquences que l'on connaît : je préfère qu'on reste amis, blablabla... 

Dans cette optique un peu binaire, une fille ne peut donc être qu'une cible à conquérir ou bien un thon à ignorer. C'est une réaction typique des mecs quand ils sont encore jeunes (mais attention, je ne prétends pas avoir atteint l'âge canonique de la sagesse ultime) et pensent avant tout à collectionner les minettes ; pour preuve cette magnifique citation tirée du Forum des as de la drague (un site à visiter a-bso-lu-ment) :

LE MYTHE DE L'AMITIE H/F:
L'emancipation de la femme, la tertiarisation et que sais-je encore mettent les hommes et les femmes en presence les uns des autres en permanence et en particulier au boulot pour la plupart d'entre nous. Par consequent, il est de bon ton de nier que la collaboration homme/femme est denuee de tension sexuelle et dans le meme ordre d'idee, que l'amitie est tout a fait possible entre hommes et femmes.
Dans la pratique, comme l'a rappelle Pozzo, nous savons tous qu'il n'en est rien. L'un a toujours envie de l'autre.
Une fille qui a beaucoup d'amis hommes n'est pas valable pour une
LTR . (trouvez le dictionnaire du site pour décoder les termes "scientifiques")
Elle est soit
LSE soit nympho. 
Quant a un mec qui s'entourerait d' amies-femmes,
- soit il refoule son homosexualite,
- soit c'est un
player qui profite de leur social-proof et de l'image flatteuse qu'elle lui renvoient,
- soit c'est un
AFC qui s'enlise invariablement en FZ (syndrome du "lot de consolation").


Bref, il n'y a pas beaucoup de marge de manoeuvre, les possibilités restent donc :

1. L'amitié entre une fille et son gentil-copain-pas-tres-beau qui veut se la faire en secret

2. L'amitié avec le gentil-copain-homosexuel, un grand classique du genre dont les filles raffolent.

Il faut dire que depuis 1989, le film "Quand Harry rencontre Sally" a eu un impact considérable ; il a redéfini a lui tout seul les schémas de l'amitié et de l'amour, imprimant profondément dans l'inconscient collectif l'idée que l'amitié ne peut jamais être dépourvue d'ambiguité. Rien n'a plus jamais été pareil après cette chouette performance de Billy Cristal et Meg Ryan (et pas seulement pour la mythique scène du restaurant...)

Et pourtant, si, on le sait, on l'a tous vécu, l'amitié est possible entre les sexes. Tout le problème est d'évacuer la question délicate de la séduction : entre les deux amis, déjà, il faut que les choses puissent être claires et réciproques : nous ne sommes plus dans un rapport de séduction même si on s'apprécie mutuellement.

Mais également vis-à-vis de l'extérieur, notamment si les amis sont en couple. Ce n'est pas toujours facile pour le (la) conjoint(e) d'admettre une amitié un peu trop proche, ou des secrets partagés (imaginez que votre petite amie parle de vos performances sexuelles à son ami...)

Et pourtant, c'est une amitié formidable, parce que c'est extrêmement enrichissant de connaître l'autre sexe sous un angle "vrai", hors de la séduction et de ses paillettes qui masquent la réalité...

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Jeudi 2 février 2006 4 02 /02 /2006 14:06

Des fêtes neuneu, il y en a des tas ; mais la Saint-Valentin bat tous les records de la "neuneutitude", et quand les magasins commencent à garnir leurs vitrines de coeurs rouges prétexte à fourguer tous types de produits (DVD, chocolats, liquide-vaisselle et forfaits téléphoniques), moi ça me donne envie de poser des bombes.

Le gros problème avec la Saint-Valentin, c'est son aspect obligatoire : impossible d'y échapper ! C'est le péage sur l'autoroute de l'amour (quelle métaphore !)

- Si vous avez un(e) chéri(e), il (elle) ne peut pas ignorer que c'est la Saint-Valentin, et si vous ne faites pas de cadeau, c'est un signal très clair de pré-rupture. "J'ai pas envie de te faire un cadeau cette année... d'ailleurs je pense qu'il faut qu'on se sépare".

- Et puis si vous êtes célibataire, c'est pire : impossible de faire vos courses ou de marcher dans la rue sans voir écrit partout "Saint-Valentin" (ce qui équivaut clairement à "t'as pas d'amoureux, toi ?"). Sans compter que le lendemain tous les collègues vous montreront leurs cadeaux (surtout les filles).

 

La fête des grand-mères, au moins, vous pouviez l'esquiver : il suffisait de ne pas appeler votre grand-mère autour de cette date, et puis même en oubliant le bouquet de fleurs vous ne cesserez pas d'être son petit-fils pour autant. Alors que si vous oubliez la Saint-Valentin, votre CDI amoureux risque fort d'arriver à échéance très vite... (et sans préavis, vous ne saviez pas que c'était encore la période d'essai ? c'est l'effet CPE, ça).

Malgré tout ce qu'on peut raconter (les billets doux du 14 février remonteraient au XIVe siècle), historiquement, rien ne justifie la Saint-Valentin. Valentin lui-même est en réalité une série d'obscurs martyrs chrétiens probablement célibataires, et l'Eglise catholique n'a jamais cautionné de pratiques amoureuses pour commémorer un martyr.

En fait, il semble plutôt qu'elle ait calé cette fête pour étouffer le rite païen des Lupercales, sorte de fête orgiaque de la fécondité chez les Romains, qui étaient quand même de sacrés coquins.

 

Bref, rien à faire, la Saint-Valentin est définitivement une fête purement commerciale, à ranger dans la catégorie des fêtes bidon, avec la Sainte-Catherine, la Journée "j'aime mon entreprise" et le Beaujolais nouveau.

C'était fatal, de toute façon : un pays où les fêtes religieuses n'ont plus aucune signification et qui n'a rien de nouveau à commémorer se rabat forcément sur les maigres intiatives de ses commerçants, à défaut d'alternative et de volonté du monde politico-associatif.

 

A ce stade, j'étais convaincu qu'il fallait un mouvement violent d'opposition à la dictature médiatico-commerciale de cette hypocrite Saint-Valentin. Cette fête que tout le monde fait semblant d'aimer alors qu'il la méprise en secret, ou pire, la craint, méritait un bon vieux lynchage

 

Mais je ne m'attendais pas du tout à ce que la contre-attaque vienne de Meetic. Oui, Meetic, qui propose à ses (nombreux) adhérents de monter de toutes pièces la première Fête des célibataires. Une fête des célibataires... c'est pas bête, si les chiffres continuent à grimper, il y aura bientôt plus de célibataires que de gens en couple. 

Alors voilà, quand un pays n'a plus rien à fêter, quand le sponsoring remplace le spontané, ça donne ceci :

Seul problème : qu'est-ce qu'on offre, le jour de la Fête des célibataires ? Un sex toy ?

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Mardi 31 janvier 2006 2 31 /01 /2006 17:37

Au début, le "phénomène blog", je trouvais ça un peu stupide. Les médias n'avaient que ces mots à la bouche, "blog", "blogueur", "blogosphère" , et criaient à la révolution comme si Jésus en personne avait débarqué à Roissy...

Or dans le blog il n'y a pas de grand saut technologique, c'est juste une version améliorée du bon vieux  site web perso, au fond.

 

Quand les médias s'excitent, c'est généralement qu'il ne va pas se passer grand-chose (exemple : le blog de l'an 2000... non, le "bug", pardon, j'ai lapsucé). Et il ne s'est effectivement pas passé grand-chose : les internautes se sont appropriés les blogs calmement, et ça n'a pas remplacé les autres médias ni les autres moyens de communication. Ce qui signifie donc que le blog a un usage bien à lui, bien à part. Mais lequel ? Pourquoi on blogue ?

 

J'ai l'impression que dans la plupart des cas, on retrouve une fonction de journal intime ouvert ; même pour ceux qui traitent de politique ou de cuisine sans parler de leur vie sexuelle, il s'agit finalement de donner à lire leurs états d'âme, au jour le jour, leurs coups de gueule et coups de coeur.

Prenez par exemple le blog de l'un des hommes les plus sinistres de la planète, Alain Juppé, et bien même lui il a des petits sentiments tout partout qui ne demandent qu'à s'exprimer : "Je ne ressens aucune impatience. Seulement un grand besoin de calme après la tempête qui, au fond de mon coeur, n'est pas encore tout à fait apaisée". C'est pas mignon ?

 

Après, il y a ceux qui parlent franchement de leur vie sentimentale, voire sexuelle, et qui nous emmènent dans leur intimité. Pour le pire ou le meilleur ! J'ai vu des Skyblogs dé-ses-pé-rants d'ados qui ne savent écrire que des SMS (ils rédigent aussi leurs dissertations en langage SMS ?? "Koman dire Le Cid g tro kiffé pasque ya plein 2 rimes"). Allez je ne peux pas résister au plaisir de vous filer quelques adresses : Zbeul, Princesse2Mars... 

 

Et puis j'ai lu, je lis, régulièrement, chaque jour en fait, des blogs de gens que j'aime bien, dont j'apprécie le ton, l'humour ou la vision de la vie - alors qu'au fond je ne les connais pas du tout ! Pour ne citer que les plus intéressants que je connais : les vingtenaires, Bouc&Moustache, Marjorie, Donjuju... (et une pensée pour Pimipin qu'est mort).

 

Parcourir les blogs, d'une certaine façon, c'est comme être dans une grande bibliothèque où un conservateur un peu fou aurait réuni tous les journaux intimes trouvés ici et là. Un immense assemblage de carnets intimes ouverts, de vies exposées, dont on ne connaît pas les protagonistes, mais on les imagine tellement bien ! Et puis ils font un écho les uns aux autres, comme une grande et belle fresque humaine... Par exemple, ce matin au hasard de ma blogitude, je lis un post de Mel, qui dit que sa vie, "c'est de la merde" et qu'elle aimerait ressembler à... une blogueuse plus connue (!), Nina.

Tous ces blogs, c'est devenu ma lecture quotidienne (moi qui m'étais promis de lire des grands classiques cette année, ça commence mal...)

 

Ecrivain de blog

Pour celui (celle) qui écrit, au fond, c'est fabuleux : on peut raconter sa vie pendant des heures, sans saoûler ses amis (qui la connaissent par coeur et font souvent chier avec leurs conseils) et en trouvant soutien et compréhension auprès des internautes. Il y a toujours un échange, toujours une bonne discussion prête à démarrer chez soi ou sur un blog voisin... Je me demande parfois si ce n'est pas un peu l'équivalent du bistrot de nos aïeuls, où l'on s'en allait papoter de tout et de rien à la sortie du boulot.

Mais il y a un effet bien plus fort encore : ton opinion prend soudain une énorme valeur. Chaque truc que tu dis est lu par des milliers de personnes, qui laissent des milliers de commentaires (là je ne parle pas de mes stats, mais de celles des autres...).

 

Autrement dit tu as réalisé ton grand fantasme, tu es -presque- devenu Carrie Bradshaw dans Sex and the City : elle a une vie sentimentale pleine et fascinante, qui tient en haleine des milliers de lecteurs

Elle est même renommée, les gens ont entendu parler de sa chronique. Les mecs qu'elle rencontre savent qu'ils vont faire partie de son oeuvre apres avoir fréquenté son lit ! Même Zola, le plus grand des écrivains naturalistes avant elle, n'était pas aussi gâté !

Et sa vie toute entière tourne autour de ça, puisque sa chronique-vie, c'est en même temps son passe-temps et son gagne-pain ! (pain et chaussures Prada...)

Pour tous ceux qui blogguent au boulot au lieu de bosser (genre moi), vous pouvez presque vous y croire : vous êtes payé pour bloguer !

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Vendredi 27 janvier 2006 5 27 /01 /2006 18:31

Il paraît que le sexe fait grimper l'audimat (ou le blog rank pour ceux qui sont accros). Je tenais absolument à le vérifier ce soir ; voici donc une histoire de sexe :

Un programmeur raconte a ses copains informaticiens :
- Hier, j'ai fait la connaissance d'une superbe nana...

Les copains informaticiens :
- Aaaah !
- Je l'invite chez moi, on boit un coup, je commence a l'embrasser.

Les copains informaticiens :
- Aaaaaaah !
- elle repond "deshabille moi !!"

Les copains informaticiens :
- Aaaaaaaaaaaaaaaaah !
- Alors j'enleve sa culotte, je la souleve et je l'assois sur le clavier de mon nouveau PC...

Les copains informaticiens :
- Ouaaahhhh, t'as un nouveau PC ? C'est quoi comme processeur ?

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Mercredi 25 janvier 2006 3 25 /01 /2006 18:02

C'est le nouveau terme à la mode, qui fait fureur dans les magazines, et donne une raison d'écrire et de vivre aux journalistes de Elle et Voici (qui sinon n'en auraient pas beaucoup, entre deux saisons de défilés de mode), ainsi qu'aux pauvres bloggueurs comme moi. Übersexuel, le mot est lancé, c'est LE nouveau modèle de l'homme, LA nouvelle tendance de demain.

L'homme übersexuel ("sur-sexuel" en français) annonce le retour de la virilité. La virilité assumée, c'est ça qui est important : retour aux valeurs fondamentales (solidité, force, courage) mais sans complexe, sans opposition à la femme, qui, c'est bien connu, est le meilleur ami de l'homme. Les années de guerre des sexes sont finies, la femme est émancipée, elle a eu tout ce qu'elle voulait, l'armistice est signé, chacun retourne à son camp. Et l'homme redevient un mâle.

 

 

Bon, autant le dire clairement, je n'ai pas tout compris à ce nouveau "concept" qui n'en est pas un. Moi je préférais le coup de l'homme qui devait devenir "métrosexuel"...

Eh oui, ce bon "métrosexuel", nouvelle race d'homme-dandy qui se pomponne, se parfume, et soigne son look à coups d'heures de shopping, on nous avait dit il y a 3 ans que c'était LE futur de l'homme. Les modèles : David Ginola et David Beckham, Jean-Luc Delarue et Ariel Wizman... Ca tombait bien pour moi, vu que je passe plus de temps dans la salle de bains que ma chérie : ) j'étais donc en avance sur mon époque...

Ca paraissait évident : nous étions les premières générations d'hommes créés après l'invention du féminisme et du divorce, forcément ça n'allait pas donner la même chose qu'avant. Elevés en majorité par des mères seules, ou remariées, ayant leur propre job et une totale indépendance financière, on avait appris à respecter (et à obéir) aux femmes. A les comprendre, aussi.

A cette époque-là, les pères n'avaient pas bonne presse : la plupart étaient absents, ou infidèles, finissaient par se barrer de la maison, ne demandaient pas la garde des enfants parce que ça ne leur serait pas venu à l'esprit, et ne versaient pas ensuite la pension alimentaire.

 

Le métrosexuel, finalement, c'était un bon produit : fait par la femme, pour la femme.

 

Trendsetter

Et puis soudain, j'apprends aujourd'hui quel est le point commun du metrosexuel et de l'ubersexuel : les deux "concepts" ont été rendus célèbres par la même personne,  Marian Salzman, gourou auto-proclamée du futur de la mode et dirigeante d'une très grande agence de pub américaine.

Son bouquin, The Future of men, est en fait destiné aux grandes marques qui s'intéressent de très près "à ce consommateur mâle si difficile à comprendre" : de la pub pour son agence de pub, en somme. Or, tout le monde le sait, dans le marketing il faut savoir renouveler les concepts périodiquement ; alors les industriels, on leur vend un coup le metrosexuel, un coup l'ubersexuel, demain le chépaquoisexuel, etc...

 

Ouf ! Ca veut dire que d'ici deux ans à tout casser, toutes ces conneries d'übersexualité seront à la décharge municipale, et je pourrai recommencer tranquillement à squatter la salle de bains...

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Lundi 23 janvier 2006 1 23 /01 /2006 18:37

Mon vieux pote, Jérôme, est un mec organisé : son appart est bien rangé, il a tout un tas d'albums photo classés par année, et celui au fond à droite de l'étagère, c'est l'album de ses ex.

Oui, toutes ses ex-petites amies sont là, en photo, chacune a sa page dédiée (ou ses pages, selon son importance et la durée de la relation). Elles aussi sont classées par année. Jérôme se défend, "mais non, ce n'est pas un tableau de chasse, enfin !", mais il a sa comptabilité bien en tête : 37 ex-petites amies, relations de 4 à 2643 jours, en moyenne : 8,4 mois ("mais une moyenne, ça ne veut pas dire grand-chose").

Chez Gianfranco, c'est encore plus fort : chaque page de son cahier secret, très bien agencé, contient le nom, prénom, n°, un photomaton et une brève description. La date, le lieu de la rencontre, et ce qui s'est passé en quelques lignes, parfois succulentes : "contrat baby-sitting. Baisé la maman" (désolé pour les âmes sensibles).

Ca tient à la fois du book de casting et du rapport de police, et c'est très lisible ! Sans doute parce que ce sont vraiment des photomatons (il le demande systématiquement aux filles), on a une belle impression d'ordre et de propreté industrielle. Là encore, les statistiques sont bien à jour : 128 filles ("mais j'ai commencé assez tard, tu sais").

Je pourrais encore citer des dizaines de cas : ce CRS fan de tuning qui cachait une caméra dans sa chambre pour se faire une vidéothèque perso de toutes les filles passant dans son lit,  ce commercial qui prenait discrètement en photo le sexe de toutes ses conquêtes grâce à son téléphone portable dernier cri, pour les montrer le lundi au bureau...

Combien sont-ils, les hommes qui tiennent à jour leur tableau de chasse ? Moi-même, j'ai beau jouer les vertueux romantiques et me dire que je ne fais pas cela, je sais quand même à peu près avec qui je suis sorti. Je pourrais refaire la liste. Créer une base de données consultable en ligne :)
A supposer, bien sûr, que ça ait un quelconque intérêt...

 

Et les filles ? est-ce que les filles font ça ? c'est con, comme question, je sais, mais aucune n'a jamais voulu me répondre franchement sur le sujet... A chaque fois j'ai droit aux mêmes cris indignés - et hypocrites, "quelle horreur", "c'est d'un macho", blablabla, gnagnagna...


Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Jeudi 19 janvier 2006 4 19 /01 /2006 18:25
J’ai quelques bonnes copines célibataires ; il y a quelques jours, Chloe m’annonce qu’elle sort avec un mec.

Génial ! Et qu’est-ce qu’il fait ?
- Eh bien il est ingénieur, il vient d’entrer chez BQFT (Boîte Qui Fait de la Technologie)
- Ah.

Et merde… un ingénieur… j’aurais dû la prévenir : il ne faut jamais sortir avec un ingénieur !
 
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On va dire que j’ai une dent contre les ingénieurs... C’est radicalement faux. Je les aime bien, moi, ces gars-là, ils ne sont pas bien méchants, ne gênent pas trop, on peut facilement en mettre plusieurs dans un salon sans perturber la soirée. Ils sont gentils et ne te font pas souvent de l’ombre vis-à-vis des filles.
 
En fait, je les plains, au fond.
C’est vrai, quoi, essayez un peu d’imaginer ce qu’ils ont enduré dans leur vie :
 
Vous prenez un garçon normal, au lycée, comme tous les garçons, avec sa petite vie, son foot, ses potes. Il n’est pas malheureux. Bon évidemment il a déjà quelques légers symptômes : il est fort en maths, il est le seul à savoir programmer sa calculette, mais enfin jusque-là tout va bien.  Eh bien ce pauvre garçon, nous allons tenter une cruelle expérience de sciences naturelles sur lui.
  
Protocole d'expérimentation
 
A 18 ans, avec le Bac S en poche et quelques amourettes (ah, l’été de ses 18 ans… qui peut oublier ça ?), vous le retirez subitement de son écosystème naturel. Vous le placez dans un environnement confiné, avec une très forte concentration de ses congénères : la classe prépa. Et vous infligez de violentes doses de stress, répétées et prolongées, à cette sous-population cobaye.
Il est prouvé que dans de telles conditions, même les rats de laboratoire deviennent nerveux, agressifs, sont perturbés au niveau alimentaire et hormonal. Alors des jeunes garçons de 18 ans…
 
18 ans, bon sang, c’est l’âge le plus chouette de la vie, où l’on est en pleine forme, où l’on a tout pour être joyeux et insouciant ! C’est l’âge critique où l’on commence à former ses expériences, qui détermineront fortement nos comportements d’adultes. Et notamment face aux filles.
Mais ces jeunes, au nom de la science, c’est-à-dire un corpus de quelques atomes tordus et deux-trois borborygmes mathématiques, on les prive complètement de leur développement, à l’âge où il est le plus important ! C’est comme mettre une plante au placard dès qu’elle sort de terre ! De 18 à 21 ans, vous l’enfermez donc pendant que les autres garçons poussent au soleil, gorgés de rires et de jolies filles.
 
L'école d'ingénieurs
 
Une fois affecté dans son développement, vous avez créé un état hybride : ce n’est plus tout à fait un jeune mâle, déjà il commence à développer des pathologies classiquement connues (addiction au PC, jeux de rôles, fanatisme pour Star Wars, lubricité intravertie…).
Il est donc mûr pour être implanté dans le terreau que vous avez choisi : l’école d’ingénieurs. Concrètement, il s’agit maintenant de séparer les bons hybrides des mauvais, afin d’obtenir des classes aussi homogènes que possible.
 
La pression se relâche, le plus dur est fait : on a passé la prépa. Le nouvel univers est donc un paradis terrestre. Qu’importe si le paradis ne contient aucune fille (ou alors des hybrides légèrement déféminisées pour ne pas perturber le milieu) et aucune ouverture sur le monde réel, s’il s’agit d’une liberté conditionnelle, d’une cage dorée : cela ira bien.
Ce n’est pas pour rien que les écoles scientifiques affectionnent le modèle du campus : c’est le seul qui leur permette de bien isoler leurs élèves du "real world". Un peu comme une secte, cela leur permet de transmettre sans remise en cause possible les idéologies séculaires : la science est la matrice du Tout, la Vérité incontournable de toute chose, et le scientifique est son Prophète. Le monde extérieur est rempli de mécréants, et pire, de commerciaux.

Une fois encore, mais c'est devenu parfaitement normal, il n'y a que des hommes entre eux. Soirées entre mecs, dîners entre mecs, week-ends d'intégration entre mecs, bières entre mecs, délires entre mecs... Quand on n'a rien à baiser, c'est bien connu, on picole plus, et même de plus en plus. Et puis on peut faire des blagues graveleuses entre deux mines et un vomi, sans se douter que dans le "real world", cela peut rebuter les filles. Mais putain, qu'est-ce qu'on rigole entre mecs !



La vie réelle débute...
 
Tout finit un jour : la période dorée de l'école d'ingénieurs aussi. Notre hybride a poussé, c'est maintenant un beau mutant adulte, et il est temps de le regarder partir sur les sentiers de la vie...
Que va-t-il faire ? Eh bien il va se trouver un bon job, parce que, croyez-le ou non, en 3 ans de bitures et de conneries entre couilles, il est tout de même devenu un scientifique de bon niveau (peut-être par le système de perfusion cérébrale, la nuit...)

Il va donc pouvoir entrer dans une belle boîte d'ingénieurs : Thomson, Thales, EADS, Airbus, Renault, IBM... Des entreprises qui ressemblent furieusement à son milieu d'origine : que des mecs, que des ingénieurs, toujours pas d'ouverture sur le "real world". Bon il y a bien quelques commerciaux, des béotiens qui ne comprennent rien à la Science et qui parlent de "profits" (de quoi ?).


Le problème, maintenant, ça va être de se trouver une femme : c'est généralement là qu'ils commencent à craquer. On leur a tout appris, ils ont résolu les problèmes les plus inextricables, et ils butent sur une problématique simple à variables limitées : comment séduire une fille ?

Aucune idée... ! Ils n'en ont jamais vu en vrai. Ca ne réagit pas pareil, ça ne se biture pas en rigolant grassement, comment adopter un langage commun ?? Comment faire ? Elles ne rigolent même pas quand on leur vomit dessus ! Tout d'un coup, l'ingénieur, qui planait si bien dans les sphères intellectuelles de la science se trouve maladroit et balourd. Un peu comme l'Albatros de Baudelaire, vous souvenez-vous ?

  A peine les ont-ils déposés sur les planches,
  Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
  Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
  Comme des avirons traîner à côté d'eux.

  Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule! 
  Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
  L'un agace son bec avec un brûle-gueule, 
  L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait
!

Complètement désemparés, ils découvrent avec horreur, et trop tard ! que tout ce qu'on leur a appris était à côté de la plaque, que la loi se fait dans le "real world" et pas dans leurs mondes imaginaires et quantiques.

Il ne reste quasiment pas d'issue : soit rester dans ce monde brutal et accepter d'y être un mutant décalé, soit s'enfermer seul dans un monde virtuel dont on sera le héros.

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Moralité : que croyez-vous qu'il est arrivé à ma copine Chloe ?

Après quelques tête-à-têtes charmants et prometteurs, elle a accompagné son nouveau chéri dans des soirées entre potes. Plusieurs fois d'affilée, avec une patience d'ange, elle a soulevé et ramené le scientifique, déchiré par les whiskys-coca, jusque dans son lit. Plusieurs mois d'affilée, elle a attendu qu'il finisse de tripoter son ordinateur, tard dans la nuit, pour avoir son câlin.

Et puis un jour, elle s'est barrée en décrétant qu'il ne comprenait rien aux femmes.

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Mercredi 18 janvier 2006 3 18 /01 /2006 12:16

"Le désir sexuel se porte essentiellement sur les corps jeunes, et l'investissement progressif du champ de la séduction par les très jeunes filles ne fut au fond qu'un retour à la normale, un retour à la vérité du désir analogue à ce retour à la vérité des prix qui suit une surchauffe boursière anormale.

Il n'empêche que les femmes qui avaient eu 20 ans aux alentours des "années 1968" se trouvèrent, la quarantaine venue, dans une fâcheuse situation. Généralement divorcées, elles ne pouvaient guère compter sur  cette conjugualité - chaleureuse ou abjecte - dont elles avaient tout fait pour accélérer la disparition.

Faisant partie d'une génération qui - la première à un tel degré - avait proclamé la supériorité de la jeunesse sur l'âge mûr, elles ne pouvaient guère s'étonner d'être à leur tour méprisées par la génération appelées à les remplacer. Enfin, le culte du corps qu'elles avaient puissamment contribué à constituer ne pouvait, à mesure de l'affaissement de leurs chairs, que les amener à éprouver pour elles-mêmes un dégoût de plus en plus vif - dégoût d'ailleurs analogue à celui qu'elles pouvaient lire dans le regard d'autrui.

Les hommes de leur âge se trouvaient grosso modo dans la même situation ; mais cette communauté de destin ne devait engendrer nulle solidarité entre ces êtres : la quarantaine venue, les hommes continuèrent dans leur ensemble à rechercher des femmes jeunes - et parfois avec un certain succès, du moins pour ceux qui, se glissant avec habileté dans le jeu social, étaient parvenus à une certaine position intellectuelle, financière ou médiatique ; pour les femmes, dans la quasi-totalité des cas, les années de la maturité furent celles de l'échec, de la masturbation et de la honte." 

(M. Houellebecq)

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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