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Un homme moderne, je veux bien !
Mais en quoi ça consiste, être un homme aujourd'hui ??

1mec1fille

Dimanche 8 avril 2007 7 08 /04 /2007 17:29

Pourquoi en France l'entreprise est-elle si mal vue ?


Les chefs y sont toujours des "petits chefs", les relations sociales y sont toujours "tendues", les employés toujours "stressés", les cadences toujours "infernales", les actionnaires toujours "avides de profits"... Tous ces stéréotypes du langage montrent bien la méfiance des Français vis-à-vis de l'entreprise.


L'opinion collective est désastreuse : le seules images que le mot "entreprise" évoque sont les piquets de grève au journal télévisé de 20h, les usines occupées dans un premier temps pour obtenir des salaires plus élevés, puis quelques mois après pour supplier qu'en fin de compte on ne délocalise pas...

Il n'y aurait donc pas d'entreprise heureuse ? De salariés satisfaits ? Les Français contents de se lever le matin pour aller bosser sont-ils une minorité invisible ? Ou bien plutôt, comme je le soupçonne, une majorité silencieuse ?



Les Français n'ont guère l'esprit "corporate", c'est évident. Globalement, ils donnent l'impression de ne pas du tout etre en phase avec le commerce mondial, la fameuse "mondialisation" étant presque un mot tabou. Un sondage réalisé auprès des députés montrait que 60% d'entre eux avouaient "ne rien comprendre à l'économie" !


Le Medef avait pendant un moment (et encore aujourd'hui probablement ) organisé des portes ouvertes en entreprise pour faire changer l'opinion très négative des professeurs d'économie. En somme, il s'agissait de faire découvrir aux profs - majoritairement des enseignants de gauche sans aucune expérience du secteur privé - la réalité du terrain. Le sujet de leur propre enseignement !!

Quand aux sénateurs, ils continuent régulièrement à s'organiser des "stages en entreprise" un peu ridicules, du même genre que celui que j'ai fait en troisième, pour mieux comprendre l'économie actuelle...


Entre stages, CDD et intérim, j'ai côtoyé près d'une vingtaine d'entreprises (soit plus que mes deux parents réunis). Et nulle part je n'ai retrouvé les clichés et les idées reçues habituels.

En fait, l'entreprise est plutôt un lieu de vie, très social et même assez cordial, bien plus sécurisant que la rue ou une cour d'école, par exemple.


Les gens y lient facilement des amitiés, y trouvent assez souvent des partenaires sexuels, et parfois même des partenaires amoureux. Pour tout dire, j'ai l'impression que les gens travaillent plus pour l'aspect social que pour le boulot proprement dit : prendre le café, rigoler avec les collègues, dejeuner en se lançant des vannes, et médire de tout le monde dans son dos. Autant de choses qui vous manquent cruellement quand vous êtes un pauvre chômeur solitaire.


Après tout, on dit souvent qu'il est possible de supporter un travail répétitif si l'ambiance est bonne ; alors qu'à l'inverse, peu de gens restent sur un job passionnant dans une mauvaise atmosphère.
Ce qui prouve bien qu'au fond, on est surtout là pour se faire une vie sociale.

 

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /2007 07:27

Jusqu'à aujourd'hui, j'avais soigneusement évité de parler des élections sur mon blog, pour m'économiser des débats inévitablement longs, creux, et au final totalement stériles.



Mais je viens de recevoir, exaspéré, un 15ème mail collectif appelant à voter "contre Sarkozy". Pas vraiment pour Ségolène Royal, mais surtout contre Sarkozy. Diable, je ne savais pas que tous mes amis, collègues et connaissances formaient tant de chaînes de gauche !!


Déjà ça m'énerve car enfin, chacun est l'unique propriétaire de son vote, bon sang ! Quel sens cela a-t-il en démocratie de houspiller les gens pour voter pour tel ou tel ? Tu ne veux pas une procuration pour mon bulletin, tant que tu y es ? Tu crois peut-être que tu vas choisir mieux que moi ?


Mais surtout, je sais très bien que dans ces chaînes et dans ceux qui les propagent, il y a une bonne proportion de votants de droite. Des profils classiques : jeunes issus des quartiers cossus, cadres dynamiques à SICAV mondiales, petits commerçants et employés anti-impôts... 
Seulement... ils se cachent ! ils se taisent et forwardent en silence, pour ne surtout pas montrer à leurs potes qu'ils votent Sarkozy !

Oui, j'hallucine, ce soir je découvre (un peu en retard, comme toujours) que voter Ségolène Royal est le must actuel du politiquement correct, le sommet de la bien-pensance et du conformisme !! Le risque existe, bien réel, d'être disqualifié dans cetains cercles sociaux si l'on affiche ses convictions politiques.
Mieux vaut faire comme tout le monde et acquiescer : voter Ségolène Royal, après tout, c'est paser pour quelqu'un de généreux, ouvert d'esprit, protecteur. D'ailleurs elle a un côté très maternel, vous ne trouvez pas ? 

Et moi qui croyais, benoîtement, qu'il s'agissait juste d'une élection entre deux candidats...



D'ailleurs je suis précisément en train de regarder la rediffusion du fameux débat ; mais bof, d'un oeil semi-attentif seulement. Cette campagne électorale commence vraiment à me gonfler, ça fait des mois que les candidats parlent et parlent, alignent les mots et les heures de parole, jusqu'à ce que leur flot se noie dans sa propre masse et que les mots perdent tout leur sens...

Vivement que l'un des deux soit élu, qu'on en finisse, et que quelqu'un se mette au travail pour mener des réformes utiles. Les candidats ont peaufiné leur programme au détail près ; moi je serais partisan de les mettre en application et de juger sur les résultats.

Chaque semaine on ferait le point lors d'une émission de TV-réalité, et les Français voteraient par SMS surtaxé. Les bénéfices iraient, je ne sais pas, à l'Education nationale ou aux malades d'Alzheimer, par exemple. Et pour que l'émission marche, il sera bien sûr indispensable de la faire présenter par le jury de La Nouvelle Star.


Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Jeudi 7 juin 2007 4 07 /06 /2007 10:24

Pendant que les journaux sérieux commençaient à étudier les nouveaux projets du nouveau gouvernement, le magazine Voici, lui, faisait sa couverture sur la famille Sarkozy.


Une famille qu'évidemment je ne connaissais pas auparavant ; 5 enfants assez jeunes brutalement exposés à l'oeil des médias nationaux. Une famille assez typique, ma foi, je leur ai trouvé de bonnes têtes de bourgeois de Neuilly-sur-Seine.
Certes, les garçons avaient ces exaspérants cheveux longs "vintage" que les jeunes Parisiens, à court d'inspiration, ont repiqué aux années 70, certes les filles avaient l'air de jeunes divas du téléphone portable à forfait 80 heures par mois, mais bon, ils me semblaient bien représenter la famille française (une mère hystérique, des ados ingrats et un père stressé).


Sauf que, comme Voici le racontait avec moults détails, il s'agit en fait d'une famille (multi) recomposée.

Et là, j'apprends avec surprise qu'en fait il y a deux enfants du précédent mariage de l'un, deux enfants du précédent mariage de l'autre, un petit dernier commun, et la femme qui s'est barrée avec un homme pendant que le mari se trouvait une autre femme, mais que finalement ils se sont remis ensemble... En bref, le bordel sentimental complet.

Alors oui, finalement, ils sont bel et bien typiques de la famille française, mais pas celle des bons clichés d'antan, avec ces épouses immuables (Danièle Mitterrand, Bernadette Chirac...) maintes fois trompées mais protégeant fermement les apparences.

Eh oui, il faut me rendre à l'évidence : le visage de la famille a énormément changé.


Quelques chiffres

Les statistiques du mariage (ou plutôt du divorce) sont calamiteuses. En 2005, près de 152 000 divorces contre 276 000 mariages, soit un ratio de 55% ! Plus globalement, 1 mariage sur 3 se solde par un divorce - près d'1 sur 2 en zone urbaine. Et encore, ces chiffres ne prennent même pas en compte les unions libres avec enfants, etc, etc...

Bref, je me retrouve dans une configuration sociale où mes chances d'union solide sont quasi inexistantes. Et ce n'est pas une perspective très rassurante, en fait.

Enfant des années 80, on m'avait présenté la banalisation du divorce comme un progrès social (on se souvient de ce film si symbolique, "Génial mes parents divorcent !"), un mouvement vers une plus grande liberté individuelle. Liberté de choisir ses partenaires, de garder une vie sentimentale active, liberté de changer à tout instant - bref, toutes les valeurs de mobilité, de flexibilité et de performance qui commençaient à s'imposer dans l'univers du travail étaient en train de devenir les normes de vie des individus, dans tous les domaines.

On avait sans doute négligé le fait que plus de liberté signifie également plus de solitude.


Et on n'avait sans doute pas prévu de passer d'un extrême à l'autre, de basculer vers "une société de kids" pour reprendre l'expression de Houellebecq, où l'on se comporterait à tout âge comme si on avait 16 ans : je suis plus in love, je te plaque, j'ai trouvé quelqu'un d'autre (sur internet). Je me remarie, je refais des mômes, je redivorce, les enfants tournent au fil des gardes alternées avec leurs demi-frères et leurs demi-soeurs.... et c'est le bordel.


Et moi, alors ? Que va-t-il m'arriver dans le futur ? Est-ce que je finirai par faire partie de ces pères précarisés par le paiement des pensions, qui ne voient leurs enfants qu'épisodiquement, et qui finissent chez le psy ou/et au bistrot ?

J'ai toute la puissance des statistiques de l'INSEE contre moi ; c'est donc loin d'être gagné.

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Mardi 4 septembre 2007 2 04 /09 /2007 06:40

Vous savez à quoi on reconnaît qu'on est devenu un vieux con ? C'est simple : c'est lorsqu'on ressent une incontrôlable exaspération à la vue des "djeune's", ces petits cons qui se prennent pour les princes de la rue avec leur look ridicule et leur musique de merde.

Tous habillés à l'identique, ils semblent s'être contentés de copier-coller la tenue de leurs congénères les plus influents. Pour les goûts et les opinions, c'est dans la même veine : le monobloc altermondialisme-antisarkozysme-libertarisme soft est monté en série.

 

Pauvres petits rebelles perdus d'avance !

Tu sais, petit rasta Blanc de Boulogne-Billancourt, d'ici quelques années tu te couperas les cheveux, lorsque tu obtiendras ton diplôme de finance et ton premier job à La Défense.

Pareil pour toi, petit DJ techno-noctambule à la dégaine de manga. Tu vas brutalement t'arrêter de faire la bringue à 23 ans, lorsque ta copine tombera enceinte et qu'il te faudra trimer rien que pour venir à bout des factures.

 

Vous pensiez être tellement uniques dans vos révoltes, dans vos idéaux ! Mais qu'est-ce que vous croyez ? Chaque génération a expérimenté avant vous tout ce que vous vivez aujourd'hui. Chaque génération a méprisé ses aînés, cru changer la vie en "teuf" permanente, et pensé laisser une trace indélébile dans l'histoire. Et pour tout dire, certaines générations l'ont fait bien mieux que vous. 

 

"Jte kiffe 2 tro ma chérie lol"

Ce qui m'exaspère, c'est que vous croyez que ça durera toujours. Ca : l'amitié, la bande de potes inséparable, les 400 coups ensemble et pour la vie. Ces 3 adolescentes de 17 ans qui marchent bras dessus - bras dessous suivies par leur troupeau de courtisans à casquette, se doutent-elles que dans 5 ans elles ne se parleront même plus ? 


En bande, ils se gonflent d'orgueil ("j'ai trop de potos"), se sentent invincibles, font un max de bruit et se moquent des passants. Tout est bon pour se faire remarquer. L'insouciance de la jeunesse se mêle à la morgue des oisifs.

 

Moi aussi, j'ai eu mes bandes d'amis "inséparables". J'ai fait du bruit, je me suis moqué des passants. Je me suis senti invincible et joyeux. Je pensais que ca durerait toujours.

La vie nous a séparés, au fil des années, sans effort, sans même que l'on s'en rende compte. Et chaque bande de petits cons bruyants me rappelle à quel point le temps vous glisse entre les doigts.

 

Le problème, c'est que plus on vieillit, plus les petits cons deviennent nombreux.

   

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /2007 11:20

J'ai fait un cauchemar, hier soir, c'était horrible... Voilà : j'allumais la TV et je tombais sur une de ces émissions où l'on tente de "faire" une star, en partant de rien.  Ou plus précisément à partir d'ados de banlieue encore boutonneux, martyrisés par un jury de "pros" au CV obscur - ce qui au fond revient au même.

 

Allez savoir pourquoi, ces jurys sont toujours composés de 4 "pointures" autoproclamées, ce doit être un chiffre magique. Cette fois il y avait deux mecs transparents, une sorte d'extraterrestre répondant au nom de Mia Frye (pendant un instant, j'ai cru qu'il s'agissait d'une blague) et même un spectre revenu d'entre les morts - et c'est là que j'ai vraiment eu la frousse : Ophélie Winter !!!

 

Evidemment, le spectacle était pénible : un par un, ces jeunes mal dégrossis de leur banlieue plantaient lamentablement leur examen. Le producteur, sadique, s'était amusé à les remettre en situation d'échec scolaire. Plus précisément, dans celle de l'interrogatoire debout au tableau, devant toute la classe. Ce qui, vu leur niveau, ne pouvait que les replonger dans de mauvais souvenirs.

 

Pourtant, les classiques à apprendre ici, c'était plus Diam's que Victor Hugo. Oui oui, vous avez bien lu, Diam's est devenu un classique aujourd'hui. C'est dire à quel point on avait touché le fond.

 

Vendeur de disques

Chercher à créer une star de toutes pièces, même avec des pièces de contrebande, c'est quand même logique dans un pays qui a été totalement incapable de mettre au monde une nouvelle génération d'artistes depuis au moins 15 ans.

 

Et pourtant, ils sont nombreux à vouloir faire de la chanson ! A chaque saison de "La Nouvelle Star" ou "Popstars", de nouvelles cohortes de jeunes pétasses se piétinent mutuellement devant les studios. Avec l'espoir de taper dans l'oeil de ceux qui sont devenus, par la force médiatique, les juges suprêmes de la chanson. Difficile pourtant de dire que Marianne James ou Ophélie Winter aient apporté une contribution intemporelle au monde des arts...

 

Pourquoi sont-elles si nombreuses, ces filles, à être obsédées par le show-business ? Simple : elles cherchent là leur seule clé possible pour l'ascension sociale,  la seule façon d'échapper à leur destin de SMICardes a mi-temps dans les classes moyennes inférieures françaises. Comme leurs homologues masculins qui ne rêvent que de s'en sortir par le foot.

Leur rêve, c'est de rejoindre Diam's ou Nadiya au Panthéon des Pouffes qui ont Réussi, et d'amasser du fric en chantant des trucs vachement profonds sur leur expérience de la vie.

 

"Ensemble comme un roc !
Tous unis comme un roc !
Tous tel un bloc
Solides comme le roc !
Ensemble comme un roc !
En ce lieu comme un roc !
Boostés à bloc !
Solides comme le roc ! Roc, roc, roc..."



Inquiétante cabale

 

A la fin de mon rêve, je pénétrais dans une société secrète : un cercle composé d'authentiques chanteurs à guitare (Francis Cabrel, Alain Souchon, Maxime Leforestier...) décidait de mener des actions terroristes pour réduire les "Nouvelles stars" au silence. Leur commando bénéficiait de protections en haut lieu, et était discrètement financé par le Ministère de la Culture, via des sociétés-écrans offshore.

 

Après plusieurs attentats suspects, les jeunes chanteurs prenaient peur et disparaissaient des antennes. TF1 et M6, terrorisées, prenaient la décision de programmer des concerts de Bach tous les samedis soirs.

 

Quant à Ophélie Winter, elle décidait de repasser un CAP d'esthéticienne.

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Mercredi 9 janvier 2008 3 09 /01 /2008 09:04

"Allo ? Alors c'est vrai, tu as une nouvelle poule ? Noooon.... ! C'est qui ? Carla Bruni ? Non, connais pas.

Elle fait quoi ? Ah elle a sorti un album... Non vraiment, ça ne me dit rien. Enfin l'important c'est que ça roule entre vous. Oui, oui, le coup de foudre...

Et c'est arrivé quand ? Avant ou après que tu aies été élu président ? Ah, après... Non mais c'est pas grave, c'est bien aussi."

Politiquement, c'est sûr, on a changé d'époque : je ne parle pas seulement de l'absence de cravates. Après des décennies de couple présidentiel stables, "statuifiés" (et de liaisons extraconjugales aussi discrètes que possible), nous voilà avec un Président célibataire, apparemment bien décidé lui aussi à justifier la réputation internationale de coureur de jupons accordée aux Français.


Alors comme ça, tu te fais Carla Bruni ? Pas mal, pas mal.... J'avoue, j'avais longtemps rêvé de Catherine Deneuve en première Dame de France : elle semblait faite pour ça. Mais bon, maintenant il est trop tard, et effectivement elle aurait été trop grande pour toi.


Il était temps

Je suis sûr que c'est le bonheur entre vous. Carla échappe de justesse à l'oubli total qui la guettait, après un premier album sans relief. Il n'y a rien de pire qu'être un ex-top model : bien trop âgée pour retourner dans le monde de la mode, on fait généralement une piètre actrice ou une mauvaise chanteuse. On peut dire vraiment que tu l'as sauvée in extremis.


Quant à toi, Nicolas, maintenant tu t'es taillé une image de séducteur. Les hommes français vont enfin te montrer un peu de respect, non pas la politesse pour le patron, à laquelle tu es habitué, non, je te parle du respect, entre mâles, qu'on cède à celui qui exhibe la plus belle poule. Carla Bruni, ça en jette quand même plus que Bernadette.


Et les enfants ?

Ceci dit, vous vous êtes un peu foutus de notre gueule, non ? Ségolène Royal et toi, vous avez tous les deux fait campagne avec votre moitié historique. Des couples solides, unis, pour tout dire des modèles : "Ségolène Royal et François Hollande ensemble au sommet de l'Etat", ou bien "Nicolas Sarkozy a pardonné à Cecilia"...


Vous nous avez pris pour qui ? pour les enfants du divorce ? vous pensiez qu'on allait se fâcher en cas de séparation, et vous faire dégringoler dans les sondages ? Alors vous avez préféré rassurer la bonne vieille France, traditionnelle et conservatrice, celle qui ne votera jamais pour un divorcé (ni pour un homo, ni pour un Noir non plus, soit dit en passant...)


Et sitôt bouclée la campagne, allez hop ! remballées les photos en famille dans Paris-Match et les poses tendrement complices. Tire-toi Cecilia, fais tes valises François ! Les enfants, il est temps de vous l'annoncer, vous êtes grands maintenant (vous avez voté) : on se sépare.


Et il s'est passé ce qui se passe dans tous les couples de la cinquantaine : la femme passe pour la grande perdante, confrontée à l'inexorable baisse de ses charmes. Tandis que l'homme, lui, se trouve immédiatement une jeune poulette (une astuce: divisez l'âge de votre ex-femme par 2) pour exhiber sa jeunesse retrouvée.


Depuis, c'est un longue litanie de festivités : dîner au Fouquet's, vacances sur la yacht du copain PDG, visite aux potes américains, voyages diplomatiques en amoureux...

Hé Nicolas, je te rappelle qu'on t'a tous élu pour que tu travailles en tant que président, pas pour t'offrir des voyages à l'oeil pendant 5 ans. Si tu voulais plus de congés pour le même job, il fallait voter à gauche...

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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