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Un homme moderne, je veux bien !
Mais en quoi ça consiste, être un homme aujourd'hui ??

Mercredi 18 octobre 2006 3 18 /10 /2006 10:57

J'ai passé un très mauvais moment récemment, quand ma chérie a découvert que j'avais fréquenté avec mes potes un club de strip-tease.

 

Dire que je me moquais de mes amis, qui craignaient tous de se faire griller par leur nana... Pour moi, je pensais que ça ne posait pas de problème, qu'on était d'accord pour voir ça comme un loisir, certes macho et pas très intellectuel, mais tout de même un loisir. 

Visiblement, je m'étais complètement planté.
Elle estime que c'est à la limite de l'infidélité, et vexant pour elle («pourquoi as-tu besoin d'aller voir des bonnasses en string ??»)

 

Et moi je persiste à voir ça comme une sortie entre mecs relativement banale, et qui n'a pas, pour moi, grande importance. Est-ce vraiment pire que de sortir en bande dans un bar ? Dans un bar, il y a de vraies nanas, ne sont-elles pas plus dangereuses, comme rivales, que des professionnelles forcément distantes ?

Evidemment, la question de la réciprocité est inévitable : «et si c'était ta copine qui allait voir des strip-teaseurs, hein ?». Honnêtement ? Ben oui je serais énervé et je ressentirais, à mon tour, de la jalousie... c'est vrai. Et je serais bien obligé de lui laisser le droit de faire ce que je fais moi-même.  

 

Mais je n'écris pas cet article pour prolonger le débat avec ma douce sur Internet. J'écris parce que cet épisode illustre une différence fondamentale entre les hommes et les femmes : le fameux cloisonnement masculin sexe / sentiments.

 

Les hommes ont cette tendance, qui leur vaut d'éternelles et permanentes critiques, à cloisonner dans leur tête le domaine sentimental et le domaine sexuel. Ils posent une séparation, inconsciente mais très nette ; les sentiments sont dans un côté du cerveau, le sexe dans un autre. Et a priori, ils ne sont pas censés se mélanger.

C'est ainsi que beaucoup regardent des films pornos, même si à côté ils sont tout à fait satisfaits de leur vie sexuelle avec leur copine. Dans leur tête, le cloisonnement est parfaitement étanche et aucune interférence entre les deux mondes ne vient les gêner. C'est un thème que j'avais déjà abordé dans l'article «pourquoi mon mec regarde du porno ?», et j'avais déjà cité à ce moment-là la très intéressante réponse de la sexologue Catherine Solano aux angoisses féminines : «me trahit-il en regardant des photos pornographiques ?».

Les hommes cloisonnent, c'est leur mode de fonctionnement, et il faut pouvoir comprendre et admettre qu'il soit différent de celui de la femme.


Si dans la tête de l'homme tout se passe paisiblement, l'interférence peut se produire quand la femme, justement, ouvre la cloison et demande des comptes sur ce jardin secret qu'elle découvre, peuplé de poupées siliconées en porte-jarretelles. Et là, ça devient explosif.

Systématiquement, l'homme est sommé de se justifier. Pourquoi éprouve-t-il le besoin de regarder autre chose ? Quel est le problème ?

Mais il n'arrivera jamais à se justifier... il admettra peut-être, à contre-coeur, être un pervers et/ou avoir un problème. En réalité, ce n'est pas lui qui a un problème, c'est juste son fonctionnement masculin normal... Mais il n'est pas accepté comme tel.



C'est ainsi que je me retrouve bien en peine pour justifier mes sorties dans ce club de strip, que nombre de Parsiens connaîtront peut-être pour y avoir enterré une vie de garçon.


Difficile (impossible ?) de lui expliquer que je trouve ça amusant entre potes, plus qu'un bar classique ou une boîte, mais qu'il n'y a aucune compétition dans ma tête entre ces filles sur podium et mon amoureuse. Que la seule fille avec qui je désire être, c'est elle. Le fameux cloisonnement...

Je comprends que ce soit dur à accepter. D'ailleurs, je ne connais aucune fille qui ait compris ou accepté ce concept. A part peut-être certaines filles infidèles, qui en usent pour leur propre compte ?



C'est amusant, ca me fait penser à ce post de Marjorie sur son blog Where is the one. Elle y raconte qu'en se lançant dans une relation uniquement charnelle avec un «sex partner», elle a «découvert son coté masculin [...] en apprenant à différencier son besoin de chair de son besoin de sentiments». Lisez-le si ce n'est pas déjà fait, c'est vraiment un post qui vaut le coup.

C'est comme si elle passait de l'autre côté du miroir. Sa façon de se retrouver, un peu étonnée, dans la peau d'un mec, est vraiment intéressante à lire.


Je ne dis pas que les filles sont incapables de cloisonner. Mais au fond, je n'en sais rien, moi, de ce qui se passe dans la tête des filles. Je sais juste que ce fameux cloisonnement, même s'il est normal, n'est pas vraiment reconnu ni accepté (et même parfois par les hommes eux-mêmes) parce qu'il va à l'encontre de certaines normes sociales. Et c'est cela qui m'agace. 


Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /2006 02:22

Voilà, ca y est, j'ai changé de vie. A 20 000 km de Paris, j'ai quitté ma ville, mes repères, ma famille et mes amis.

 

Comme à chaque fois dans ma vie, j'ai été frappé par l'apparente simplicité, presque banalité, des étapes à passer : on passe un portillon, on tend un passeport, on fait la queue plusieurs fois, on dort quelques heures devant un DVD, on attend, on tend à nouveau un passeport...

Et puis subitement, la porte de l'aéroport s'ouvre, je revois après ces longs mois de séparation ma belle, qui m'attend avec un grand sourire et un collier de fleurs, je sens la chaleur humide de l'air... l'atmosphère est nouvelle... je suis dans un pays inconnu.

Et voilà, maintenant, ma vie, c'est cette île tropicale, dont je ne connaissais que des cartes postales. Je vis dans une carte postale.

Je goûte avec plaisir ces premiers moments où tout est encore nouveau pour moi, avant de devenir à mon tour un habitué. Je contemple la végétation luxuriante, la mer transparente, les montagnes qui épinglent quelques nuages dans le bleu du ciel.


Je vous l'accorde, cela ressemble en tous points à une vie de rêve... Il fait grand soleil tous les matins, je peux aller piquer une tête dans une eau transparente comme je n'en avais jamais vu, faire de la voile ou du surf...

Quand les dimanches pluvieux étaient trop longs à Paris, c'est bien à ça que je rêvais. Et maintenant j'y suis, je suis dans ma carte postale, comme Alice dans son miroir. Quelle sensation étrange !

 

Mais est-ce une vie "de rêve" ? Qui peut se vanter d'avoir une vie de rêve, et d'ailleurs qu'est-ce que c'est qu'une vie de rêve ?

La vie, pour moi, c'est quand on avance, qu'on apprend, qu'on découvre, qu'on rencontre. Disons que j'ai le décor et l'endroit. Maintenant, il va falloir que je me remue pour trouver un travail, pour trouver des activités, pour rentrer dans la culture et la vie quotidienne de ces gens si proches et si différents...

 

Et en attendant, je vais aller me baigner !

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /2006 03:43

Bonjour a tous, je tenais à vous dire de ne pas vous inquiéter, je ne suis pas mort, même si mon absence sur le blog a été tres longue.
Je suis simplement en plein preparatifs de depart, puisque je m'apprête, à mon tour, à rejoindre ma douce et tendre à l'autre bout du monde.

Ces dernières semaines ne m'ont guère laissé de temps pour bloguer, mais je reviendrai très bientôt, tout simplement parce que le plaisir d'écrire et de dialoguer avec vous est encore bien présent.

En attendant, j'ai décidé de metttre à l'honneur Pimpin, qui a laissé il y a trois jours un commentaire tellement long, pour nous tenir au courant de ses aventures, qu'il y avait matière à le publier en article. La voici donc, la suite de "Ze life of Pimpin" :

" Bonsoir tout le monde !!

Alors, ça va être un peu long, donc accrochez-vous...


Premièrement, je suis embauché depuis le 18 septembre dans la boite où j'ai fait mon stage, pour un salaire plus que correct. J'ai trouvé un appart très sympatihque à 10 minutes de mon taf à pied, en plein centre de Courbevoie. J'ai rendu mon mémoire de 100 pages, il ne me reste plus qu'à en faire un résumé de 5 pages en anglais pour en avoir définitivement terminé avec mon école (enfin, il reste encore la soutenance).

Tout va bien me direz vous. Je ne me plains pas. Le truc, c'est que j'ai le don pour me mettre ailleurs dans des situations impossibles.


1/ La mariée

Début de l'histoire : été 2005, mariage de ma soeur. Je rencontre une de ses amies, en couple depuis 7 ans, mariée depuis 2 mois. Sympathique, marrante et plutôt jolie, il n'y a bien sûr aucune ambiguïté car elle est mariée. Elle déconne beaucoup, parle à ma soeur en lui disant que si elle était célibataire, elle se taperait bien son petit frère (càd moi) ! Tout ça sur le ton de la rigolade bien sûr.

Quelques mois passent, on se voit très rarement, sans discuter plus que ça. Un soir de juillet je la croise en boite, sans son mari mais avec son frère, que je connaissais en fait sans le savoir. On décide de faire un after chez moi avec d'autres potes, on discute un peu, toujours sans aucune ambiguïté. Je la revoie quelques semaines plus tard, elle me demande mon adresse msn car ma soeur lui a dit que j'en avais une. Quelques jours plus tard, on commence à discuter. On se raconte ce qu'il s'est passé depuis 1 an, je lui parle entre autres de mes déboires avec la stagiaire, elle me parle des difficultés du mariage...on s'entend vraiment bien quoi, toujours sans ambiguïté...

Un jour, elle m'envoie un mail au boulot. On commence à parler, elle finit par me dire que depuis qu'elle m'a vu je lui plais, qu'elle trouve ça vraiment bizarre qu'on s'entende aussi bien, qu'elle ne sait vraiment plus où elle en est avec son mec. Ouh la la, j'essaie tant bien que mal d'éteindre l'incendie, son mari je le connais et je n'ai aucun problème avec lui. J'essaie de la persuader que c'est une mauvaise passe, que ça va passer...elle part en vacances 3 semaines, à son retour je pensais qu'elle aurait oublié...

Elle revient, ça continue sur la lancée. C'est sûr, j'aurais pu couper les ponts direct, mais bon je traverse un peu une période de vide affectif, et c'est toujours flatteur qu'une fille, peut-être encore plus une femme mariée, s'intéresse à vous comme ça. Bref, je garde quand même la tête froide. Je lui dis que ce soit moi ou un autre, en gros ça ne changerait rien au problème. Elle m'assure que non, que quand elle m'a rencontré je lui plaisais déjà. J'essaie tant bien que mal de la persuader, de lui dire que si elle devait quitter un jour son mari, ça n'est pas pour se mettre avec moi, mais uniquement parce que ça deviendrait invivable avec lui, et qu'entre nous il y a de grandes chances pour que ça foire (la différence d'âge, les attentes d'une relation sûrement différentes pour chacun).

Rien n'y fait, les échanges continuent. J'aime bien avoir le dernier mot, donc j'ai du mal à céder, même si je sais que les conséquences pourraient être désastreuses : ma famille et belle-famille les connaissent, c'est la meilleure amie de ma soeur. Bref, autant de raison pour se faire haïr et désheriter, peut-être juste pour un fantasme inassouvi ! On finit par se voir, un midi, pour un pique nique dans un parc, où on a beaucoup discuté. Au final, ça n'a pas trop avancé. On était super content de se voir, bien sûr je n'ai rien tenté, mais l'envie était sûrement là des 2 côtés.

J'essaie de me persuader que je suis un mec bien, mais en même temps, il n'y a que 2 façons de régler le problème : soit je coupe les ponts, soit on va jusqu'au bout. On s'est revus chez ma soeur, c'est plutôt bizarre, mais bon. Je dois la revoir samedi prochain. Je prie pour ne pas faire de la merde!


2/ L'ex

Rappel des faits : Aline, ex avec qui je suis resté 2 ans, avec une rupture au milieu et à la fin, dont je suis responsable pour les 2. Petite vengeance perso au mois de mai : elle couche avec mon meilleur pote...Bref, bien énervé sur le coup, je décide de passer outre et d'effacer l'ardoise. On se revoit sur Paris mi juillet, c'est plutôt sympa. Forcément, les côtés qui font que je suis sorti avec elle remontent, mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'on a déjà essayé 2 fois et que ça n'a rien donné. Un week-end, on se fait une escapade à Deauville avec un pote et son cousin. On finit par dormir ensemble le soir, sans rien qu'il se passe, même si on (je) blaguais beaucoup sur le sujet pendant tout le séjour.

On se revoit quelques semaines plus tard, en boite, où le frère d'un pote est là. Je lui présente, innocemment. Le week-end d'après, j'organise une petite soirée barbecue chez moi, elle n'était pas sensée venir, lui était invité. Dans la semaine, je reçois un texto de la miss, qui demande si finalement elle peut se ramener. Je l'appelle, flairant le coup, en lui disant que si c'était pour qu'elle se tape mon pote devant ma gueule, c'était pas la peine et ça se passerait très mal si ça devait arriver. Il arrivent à 2. Bingo, pendant la soirée, je les cherche pour bouger car on avait décidé d'aller en boite. Ils s'étaient éclipsés je ne sais où, finalement après les avoir cherché pendant 20 minutes, ils reviennent. Incendiage en règle, il faut dire que je l'avais prévenu. Ca finit très mal, je la pourris grave en arrivant en boite, elle se délecte toute la soirée devant ma gueule avec sa nouvelle conquète...

Je la revois 2 semaines plus tard, pour l'anniversaire d'un ami commun. Elle devait être accompagnée, j'avais préparé mon meilleur coup de boule. Finalement elle était seule, elle vient me voir limite en me faisant son mea culpa, en disant que finalement c'était pas un mec pour elle, mais qu'elle fallait qu'elle vérifie par elle même, patati patata...On discute, on reparle de nous, je lui dis c'est tentant mais que ça ne marcherait pas si on se remettait ensemble.

Semaine de vacances (ou plutôt bossage de mémoire) il y a 2 semaines, j'en profite pour faire une mini crémaillère chez moi. Je décide de l'inviter. On boit un peu, je suis chaud, elle a trop bu pour rentrer. Elle reste dormir chez moi finalement, mais bon elle m'annonce que pour des raisons techniques il ne pourra de toute façon rien se passer. On se couche, finalement je tente des bisous dans le cou. Elle m'envoie creuver pendant 20 secondes, intervalle au bout duquel elle finira par céder. Au final, on a pas beaucoup dormi. Je pense qu'elle croyait que je voulais que ça reparte. Je lui ai fait comprendre que ça n'arriverait pas. Elle est repartie la lendemain matin en annonçant que finalement, elle allait laisser une chance au mec qu'elle avait fait quasi cocu la veille. Soit...réaction primaire : je sais que je pouvais l'avoir donc au final, je m'en contrefous !

 

3/ La stagiaire (bis)

Suite à mon échec cuisant avec la stagiaire au début de mon stage, je me suis juré de ne plus jamais rien tenter avec les collègues. Je me suis bien fait bâcher, et j'avais prévenu mes 2 potes (en stage dans la même boite) qui avaient tenté leur chance de leur côté, que ça présageait à 99% une rupture difficle. Bingo pour les 2. L'un d'eux est parti à la fin du stage, donc c'est moins grave, le 2ème, qui est un de mes meilleurs potes, s'est fait embaucher, donc il comprend sa douleur.

La fille qui l'a quitté, stagiaire, en fait on est assez proches depuis qu'on se connait. On est super potes, on discute beaucoup, mais pas d'ambiguïté : c'est l'ex d'un pote. Même si on me l'a fait et si je peux apparaitre parfois comme un gros connard à travers mes récits, j'ai quand même des principes.

Cette semaine, elle m'a appris, désolée, qu'elle n'était pas embauchée. Mine de rien, me dire que je ne vais plus la voir, ça m'a bien trituré le cibouleau, et je dois dire que ça m'a fait mal, mal au coeur. C'est vrai qu'au delà de notre amitié, il y a peut-être quelque chose de plus. Ca me fait vraiment de la peine de la voir partir.

Du coup, ce soir je l'ai invitée à diner chez moi, on a vraiment passé une bonne soirée. Les regards et comportements ont un peu changé la vision que j'avais d'elle. Je pense qu'elle a aussi compris de son côté. On a finalement préféré qu'il était mieux qu'elle ne reste pas dormir, même si je crois qu'on y pensait très fort tous les deux. Un petit coup de fil une fois dans le train, ambiance un peu bizarre. Elle me remercie, on se souhaite bonne nuit. C'est sûrement mieux comme ça.

 


Conclusion :

J'ai vraiment de gros problèmes de conscience en ce moment, des histoires vraiment pas simples voire merdiques, et des choix importants à faire :

- tromper un mari peut-être juste pour assouvir un fantasme.

- mentir à une ex juste pour coucher avec elle.

- trahir un ami et peut-être tout gâcher avec une bonne amie, en prenant le risque de les perdre tous les deux.

 

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Lundi 14 août 2006 1 14 /08 /2006 21:31

Mai 68 : une date qui focalise à elle seule tous les conflits générationnels et politiques de la France, comme un astre autour duquel tout gravite.

Encore aujourd'hui, tout se définit par rapport à elle : les grèves de 95, les manifs anti-CPE, tout est mesuré "sur l'échelle de Mai 68" (étant entendu que tout y est inférieur, bien sûr)

 

 

Mes parents "ont fait" 68, comme on dit, et cela revient régulièrement dans nos conversations, politiques ou pas. Ils ont vécu toutes ces choses un peu mythiques, un peu "cliché", dont on a fait tant de films : les squats dans les amphis, les manifesations de jeunes chevelus et les charges de CRS, les baisers passionnés entre deux bombes lacrymogènes, les meetings politiques enflammés, et cette conviction qu'à 20 ans ils allaient "changer le monde".

 

J'essaye de les imaginer, ces jeunes, étaient-ils si différents de nous ? Sans doute... ils pensaient à la révolution et à une société nouvelle, ils étaient prêts à gueuler dans la rue et à provoquer à la fois leurs parents et l'Etat. Ils se sentaient investis d'une mission collective.

 

Ils ont eu la chance de vivre au carrefour de l'Histoire, là où tous les courants se sont mis soudain à bouillonner : quelque part entre la guerre froide, la pilule qui a bouleversé la conception de la famille, la vague sans précédent de la libération sexuelle, le féminisme et le déclin du christianisme, il y a une génération consciente qui a su se lever, prendre la parole et se définir par elle-même. Inventer son propre mode de vie, sa propre musique, ses propres slogans...

 

Qu'est-ce qu'on a, nous, en comparaison ? ou plutôt, qu'est-ce qu'on est ?

 

Enfant des années 80 et 90, je fais partie d'une génération aux contours flous, qui n'a pas d'existence collective (en dehors du Club Dorothée, s'entend). Rien ne nous a jamais réunis d'un bloc. Les manifs anti-CPE, ça me fait bien rire, elles n'ont pas plus de portée que celles de ma jeunesse contre les lois Devquet, ou plus tard contre Balladur : des mouvements ponctuels et éphémères, des réactions épidermiques pour faire retirer une loi. Ca ne va pas plus loin.

 

J'ai grandi avec le SIDA et le chômage en toile de fond, c'était sinistre. La libération sexuelle et les moeurs relâchées des années 70, ce n'était même plus un souvenir, mais carrément un mythe.

Mes années d'études n'ont pas été très politisées : je garde surtout l'impression d'un grand individualisme, et de la préoccupation de chacun de se trouver un boulot, de se fondre dans l'économie moderne : surtout être flexible, toujours paraître motivé et dynamique, et garder un oeil opportuniste pour se vendre chez le concurrent à un meilleur salaire dès que possible.

 

Mais qu'est-ce qu'on a inventé, qu'est-ce qu'on a apporté ? Rien. Rien de neuf.

On a juste remixé les standards musicaux de nos parents, et on a inventé le concept de rave-parties dans les champs. Waaah, la belle affaire !! En vérité, on s'est juste insérés en silence dans le monde tel qu'il est. On a fait avec, on a pris ce qu'il y avait à prendre.

C'est dommage, on était peut-être une génération de gens biens, dans le fond.  

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Mardi 8 août 2006 2 08 /08 /2006 23:19

Dans la série "vacances et soleil", je continue avec l'inénarrable télé-réalité de l'été : L'île de la Tentation. Aaaah, rien de tel quand on s'ennuie à 22h, croyez-moi !



On m'a expliqué il y a quelques jours que dans l'Ile de la Tentation, il n'y avait rien à gagner... Quoi ? Il n'y a rien, même pas 100 000 euros pour le couple qui reste debout à la fin ?? Ben non, apparemment, on n'y va que pour le plaisir de saboter son couple sciemment.

Ou alors, et c'est très finement masochiste, pour le plaisir de pouvoir espionner son copain / sa copine infidèle (parce que dans la vie de tous les jours, il n'y a pas de caméras et de commentateurs, alors quand on est cocu, on est le dernier au courant - et encore, quand on est au courant - c'est quand même moins drôle).

Aussi débile que puisse être cette télé-réalité, je dois bien avouer que je ne me lasse pas du spectacle. Peut-être parce que ce concept fait appel à une peur profondément ancrée en nous : la crainte d'être trahi et trompé par celui ou celle qu'on aime, la trouille de découvrir son autre visage, son vrai visage, que l'on ne soupçonnait pas, et qui nous est complètement étranger.

Et puis le fait de pouvoir suivre ses moindres faits et gestes quand on a le dos tourné.... c'est LE grand fantasme pour tout jaloux(se) qui se respecte.

 
Au-delà de l'aspect psychologique, il y a un deuxième élément qui me scotche à mon fauteuil : c'est d'entendre parler ces jeunes gens. Ils ont quoi ? entre 20 et 30 ans, c'est la même tranche d'âge que moi. Ce sont des gars et des filles que je pourrais connaître, après tout.

 

 

 
Mais bon sang qu'est-ce qu'ils sont cons !!


Quand je les entends, j'ai envie de pleurer : ils sont incapables d'aligner 5 mots à la suite, manquent de vocabulaire pour exprimer leurs idées même les plus simples, et butent systématiquement sur tout mot de plus de 3 syllabes... C'est pas possible, où est-ce que TF1 a pu pêcher autant de recalés du système scolaire ??

" Ouais chuis dégoutée qui m'ait trompée... Franchement tsé quoi si j'aurais continué avec lui pendant 3 ans ben j'aurais été cocue pareil, je serais... ouais, je serais... enfin putain voilà quoi. "  Ben oui, voilà quoi ? J'ai pas compris ce que tu voulais exprimer, en fait. Tu crois que je devrais appeler la production pour plus de détails ?


Enfin, est-ce normal que le niveau intellectuel et linguistique soit aussi bas à la télévision ?? Remarque, oui, quand on voit leurs tronches, déjà :


Du coup, devant mon écran, je me mets à imaginer le cauchemar suivant : je suis sélectionné pour participer au jeu. Après le vol et le transport, j'arrive en short sur l'île. Il y a des cases, confortables, on me remet mon micro et je suis accueilli par les 3 autres garçons et les 8 filles...

Généralement, au premier abord je suis assez réservé et j'observe les gens avant de décider à qui je vais vouloir parler.


Là, j'imagine trop bien la scène : les 3 mecs sont des cons finis, dont les sujets de conversation tournent autour des jantes en alliage, de leur dernière biture et du foot (ben oui, dans l'émission on ne voit que des extraits, mais quand on vit avec eux 24h / 24, on s'emmerde vite). Avec eux, j'abandonne rapidement

Quant aux filles... elles s'ennuient dans leurs strings fluos et n'ont pas de conversation. J'essaye de papoter avec Shanice (où est-ce que tu as dégotté un prénom pareil ? ta mère était fan de "Dallas" ou quoi ?) qui, comme vous pouvez le voir sur sa fiche, est danseuse de clip, et dont le hobby principal est le shopping.
Elle se croit obligée de me préciser : "surtout à Créteil-Soleil, c'est plus classe". Ah bon.


J'essaye de la lancer sur le Liban, et ces images terribles de gens qui fuient leur pays sur un navire de guerre - ce qui me touche énormément, moi. "Ah ouais... chais pas, je regarde pas trop les infos, c'est naze. Toute façon, tout ça c'est manipulé par les médias."

Ah tiens, c'est une tenante de la théorie du complot ! J'essaye de faire de l'humour en lui demandant si elle pense que l'extraterrestre de Roswell était plutôt juif ou plutôt franc-maçon, mais elle me regarde comme si c'était moi le con. 

Je décide donc de m'isoler dans ma case jusqu'à la fin du jeu avec un bouquin de Kundera. Une assistante de production super-speed vient m'engueuler car je ne suis pas du tout dans l'esprit du jeu et me menace d'un procès si je ne ramène pas mon cul tout de suite. Je lui rétorque qu'elle peut se foutre son contrat au cul et que je me barre.

Et puis là, généralement, je me réveille.

   

Site officiel : http://iledelatentation.tf1.fr/iledelatentation/

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Vendredi 28 juillet 2006 5 28 /07 /2006 16:04

Meme a la plage, j'ai besoin de mon blog. Et donc de vous, mes chers lecteurs. Je vais vous expliquer pourquoi : je me pose plein de questions (je me pose toujours plein de questions) et grace a mon blog, je vous les pose, ca m'aide a savoir si vous aussi vous partagez mes interrogations et mes coups de gueule, si vous etes de mon avis ou non.

 

Theme du jour : le club de vacances

 

 Je passe mes vacances dans un hotel-club, dans une station balneaire d'un de ces pays ou rien ne coute cher. Une station a touristes occidentaux. Un enclos a touristes occidentaux, devrais-je dire (la preuve : il y a un check-point a l'entree)

Oh, je savais ou je mettais les pieds : j'ai choisi un hotel-club, et j'ai ce que je voulais : sports, activites, animations, etc... le contrat est donc respecte.

Mais rien a faire, je ne parviens pas a adherer vraiment a l'atmosphere, a me fondre dans la masse : j'esquive les soirees tarot, j'aime pas l'aquagym et je n'ai pas de momes a filmer lors du sacro-saint spectacle de fin de sejour.


Ulysse, ou es-tu ?


Il me semble que le voyage ne devrait etre accepte que dans le sens le plus fort du terme : une decouverte, une rencontre avec un ailleurs. Or une rencontre implique une reciprocite : je decouvre ton pays et ta culture, en retour je te fais partager mes propres origines.

Le "voyage" m'evoque invinciblement le mythe d'Ulysse, echoue chez les Pheaciens : "Assieds-toi, voyageur, nous sommes impatients de t'entendre conter les aventures qui t'ont mene jusqu'ici". Le voyageur est avant tout un aventurier, qui partage des recits avec ses hotes.



Mais dans mon enclos a touristes, meme grise par la vitesse de mon jet-ski qui vole sur les vagues, je suis bien loin d'Ulysse. Je l'imagine conter ses aventures, les chanter, sans doute, comme on le faisait a l'epoque.

(je me dis aussi qu'en jet-ski il aurait mis moins de temps a rentrer chez lui, mais c'est une autre histoire....)



Moi, je n'echange avec personne. J'arrive juste ici les poches pleines de devises, que je lache dans divers commerces et activites, a des autochtones soit trop collants, soit pas souriants, c'est selon. Je suis touriste : voyageur sans aventure.

Tout est deja prevu, prepare, pre-mache : le parachute, le raid aventure en 4x4 ou la sortie en mer, tout cela est calibre a la minute pres, pour des touristes qui se succedent a l'infini pendant 3 mois. Les "aventures" en carton qu'on nous propose sont comme une voie de chemin de fer, ou les gens se succedent comme de petits wagons.



Voila le drame du systeme touristique : certes, il fournit la possibilite logistique de visiter certaines regions de la planete, mais en meme temps, aprtout ou il s'installe, il pose un mur transparent entre la population et les visiteurs, qui ne se rencontrent plus, car ils sont, avant meme d'avoir esquisse un geste, englues dans une relation commerciale.


Bon, sur ce, je vous laisse, car c'est l'heure des jeux d'apero. La prochaine fois, je vous parlerai des animateurs de l'hotel-club, parce qu'ils commencent vraimemt a me gonfler.

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 /07 /2006 20:29

"Zidane il a craqué, Zidane il a craqué..."

 

Et nous, on a perdu. C'est rageant. Avec le parcours qu'on a eu, et le match qu'ils ont fait... c'est vraiment dur de laisser la victoire aux Italiens (mais c'est pas comme si on avait le choix).

Non seulement la soirée a été triste, mais en plus le match m'a laissé un goût amer. Même sans parler du coup de boule de Zidane (qui fait les titres de tous les journaux depuis le début de la semaine), j'ai trouvé que ce match donnait une très mauvaise image du football.

 

Où étaient la sportivité, le fair-play, le respect de l'adversaire et du jeu ? Les joueurs se sont insultés, aggripés, taclés vicieusement... Les Italiens ont pleurniché en se roulant par terre pour obtenir des fautes (encore plus que les Portugais, c'est dire !)... Plusieurs fois, j'ai cru que ça allait dégénérer entre les deux équipes.

 

C'est ça, le foot ? Voilà la finale la plus attendue du sport le plus aimé au monde, et les joueurs ont un comportement détestable... Même niveau que les matches du dimanche qui se finissent en baston sur les pelouses de banlieue chaque week-end. Voilà le spectacle que la FIFA propose aux millions d'enfants dans le monde... bravo. L'enjeu ne devrait pas faire oublier les valeurs du sport. Où est passé le jeu "viril mais correct" ??

 

Il va falloir songer à éduquer un peu tous ces milliardaires sans manières...

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Dimanche 9 juillet 2006 7 09 /07 /2006 16:26

On m'a reproché d'être un supporter de dernière minute... ! Un mec qui se met à soutenir la France uniquement quand elle se met à gagner ; un résistant de 1945, quoi.

Bon c'est vrai, je ne suis pas un accro du foot. Si la France n'était pas en finale, je ne pense pas que je regarderais le match. Mais les 3/4 des Français sont pareil : il n'y a qu'à voir comment les médias ont démoli Domenech, avant de l'idôlatrer aujourd'hui... et si on gagne, ils en feront un héros national.

 

Et j'espère qu'on va gagner !! Rien ne vaut cette incroyable euphorie que seule la Coupe du Monde de football peut provoquer. Quand on a battu le Portugal, tout le monde était dans la rue : jeunes, vieux, Blancs, Noirs, Arabes ou Asiatiques, hommes, femmes, tous unis... c'était beau à voir, tout simplement.


Dans ce pays où plus grand-chose ne nous relie vraiment (pas de grande idéologie, pas de grande fierté nationale, pas d'histoire récente qui nous mobilise, pas de religion, même pas de guerre), le foot prend tout l'espace disponible. C'est le seul moment où nous osons sortir les drapeaux français - même le 14 juillet, personne n'en suspendrait un à sa fenêtre.

Alors qu'aux USA, couvrir sa maison d'un drapeau géant (ou d'une pancarte "proud parents of a US Marine") était plus que courant !!

 

Ici, seul le football peut provoquer une telle passion. Je me souviens de 1998... cette douce euphorie, cette fête qui avait duré tout l'été, et même au-delà... Le sentiment de ne plus être un pays de losers, enfin !

 

Et puis il y a une autre raison, pour ce soir : les enfants.
Ben oui, les enfants. Aujourd'hui, quand tu parles de 1998, tes plus jeunes cousins te regardent comme un dinosaure, parce qu'ils s'en souviennent à peine, ils étaient trop petits. Je n'ai pas envie de finir un jour comme ces vieux Anglais qui parlent de leur dernière victoire... en 1966 !... sans même se rendre compte qu'ils ressemblent à des momies poussiéreuses et décrépites...

 

Bon allez, encore quelques heures avant le coup d'envoi. Raaah quelle tension !

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Vendredi 16 juin 2006 5 16 /06 /2006 17:38

Il est amoureux, mais il n'a aucune chance : elle est trop belle pour lui.

Elle en est bien consciente. Et lui aussi doit le sentir, je pense. Mais il ne peut pas s'empêcher d'espérer un petit quelque chose, au moins un peu d'attention et quelques sourires, ce sera déjà ça de pris. Quand il arrive au bureau le matin, il est content de pouvoir s'asseoir en face d'elle, de pouvoir la regarder à loisir, de faire toute la journée des provisions de rêveries qui le berceront le soir.

J'imagine qu'il s'imagine en train de l'inviter au restaurant, de jouer le séducteur, de la surprendre par ses galanteries. Je pense qu'il rêve qu'elle apprenne à le connaître vraiment, à savoir à quel point il est, au fond, un mec bien.
Mais il rêve pour rien : elle ne sortira pas avec lui, elle n'acceptera pas son invitation. Il n'y a rien en lui qui la fasse rêver...

Le grand problème, tu vois, c'est le charme. Lui, c'est un ingénieur, un vrai de vrai, un as de la science diplômé de l'une des meilleures écoles de la nation. Je ne vous dirai pas laquelle pour ne pas me griller, mais elle est dans le top 10... peut-être même le top 5, mais je ne suis pas très calé en classement d'écoles d'ingénieurs.

 

Mais l'as de la technologie, aujourd'hui, il me paraît tout désemparé et à court de munitions. De mon bureau situé en face, je le vois faire tous ses petits numéros dans l'espoir d'intéresser la jolie demoiselle. Et je vois que ça ne marche pas... Il pense l'impressionner avec l'étendue de sa science, espère qu'en lui expliquant les mystères d'un javascript ou les subtilités d'une architecture réseau elle se prendra d'admiration pour lui... mais il ne voit pas qu'en réalité il l'ennuie. Et que pendant ce temps, elle tchatte sur MSN avec des garçons plus beaux, plus sportifs et plus séduisants - tout en lui prêtant une oreille distraite ("mmm ? tu disais quoi sur les architectures réseau ?")  

 

Vous avez peut-être déjà ressenti ça ? Vous savez, quand on est un mec et qu'on regarde un autre mec en plein effort de drague... On a toujours ce petit mélange de mépris doublé de compassion pour ce pauvre bougre qui s'affiche et rame comme un fou... pour rien...

Je suis gêné pour toi, mon vieux. Tu as beau être un ingénieur, tu es un de mes frères masculins et tu souffres. Si on pouvait se parler franchement , tous les deux, je te conseillerais d'arrêter : tu n'as aucune chance. Elle est trop belle pour toi, tu n'es pas son genre de mec et il y a peu de chances pour que ça change...

 

Oui, je sais, c'est injuste mais c'est comme ça. Inutile de rêvasser en regardant "Hitch" où le gros loser ridicule se tape un canon, la vraie vie, mon vieux, c'est pas ça. Arrête de te rabaisser comme ça, tu es ridicule et puis tu me fais honte. Redresse-toi et sois un homme, bon sang !

De toute façon, je ne vois pourquoi tu te fais souffrir comme ça. OK elle est belle, grande et mince et tout ce que tu veux, mais elle est conne comme un balai, c'est une vraie pétasse !

Alors passe à autre chose, maintenant.

 

 

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Mardi 23 mai 2006 2 23 /05 /2006 17:51

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le Printemps est revenu. Si, si ! Ce n'est pas toujours flagrant, parce qu'il reste des jours de pluie longs et chiants, mais enfin on y arrive...

Après 7 mois passés dans la grisaille, il était plus que temps ! Je sentais les Parisiens arrivés à bout de nerfs, à bout de forces, à bout de tout. Un mot de travers et c'était la baston, que ce soit dans le metro, au travail, ou dans les magasins.

Avec les beaux jours reprend le sport favori des Français : le pot en terrasse. A n'importe quelle heure. Et puis il y a aussi ce phénomène que j'adore : les sportifs des beaux jours. Subitement les parcs et jardins se remplissent de joggeurs, et mon club de sport est plein à craquer ! Tous ces pignoufs avaient disparu pendant la moitié de l'année, cachés chez eux à s'engraisser devant la TV, pendant que nous on courait sous la pluie, et subitement ils viennent squatter comme des cancrelats, affolés à l'idée de porter le maillot de bain dans moins de 2 mois !

Et il y a de la motivation, je vous le dis ! Ca frise la crise cardiaque a chaque entrainement, à vouloir faire trop, trop bien, trop vite. Ils et elles, surtout, m'inquiètent, à vrai dire. 5 kg en un mois, c'est beaucoup demander à l'organisme. Et puis il fallait pas glander tout l'hiver, non plus, merde. 

Le printemps, c'est enfin et surtout le retour annuel des jupes (unanimement salué par la critique). J'avoue que j'ai bien du mal à tenir mes copains célibataires, lesquels passent leur temps à mater un peu niaisement toutes les poulettes qui passent.

L"'innocente provocation" des jolies filles en tenue courte fait ressurgir un certain nombre de réflexes conditionnés semblant dater de l'ère quaternaire : sifflements, grognements sourds, machoire en avant qui laisse passer un filet de bave... Et elles qui passent, l'air de rien, comme au milieu d'un zoo, sans prêter attention aux chimpanzés qui s'agitent. Les filles ont cette manière tellement fine de provoquer sans avoir l'air d'y toucher...

Et eux, ils n'en peuvent plus. "Je te jure, j'en peux plus, au bout de 10 minutes dans le metro, toutes ces jambes à talons hauts, ces bras dénudés, ces décolletés plongeants, touts ces RRRRAAAAH mon imagination s'enfièvre et je dois sortir en urgence..." 

Je vous jure, j'essaye de les retenir. Quand un mec vous aborde dans un bar, il a toujours un pote qui lui souffle à l'oreille "c'est bon, lâche-la, elle te trouve lourd, là." Ben ça, c'est moi. 

Bon, qu'est-ce que je vais faire de mes potes célibataires, pour leur éviter de commettre un viol ? Des injections, comme pour les détraqués sexuels ? Un contre-traitement hormonal ?

Je vous jure, vivement l'hiver...

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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