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Un homme moderne, je veux bien !
Mais en quoi ça consiste, être un homme aujourd'hui ??

1mec1fille

Jeudi 16 mars 2006 4 16 /03 /2006 18:00

Vous avez beaucoup réagi à ma phrase, la dernière fois, qui disait que les artistes sont des "improductifs subventionnés". Ca m'est venu tout naturellement... n'allez pas en déduire que je prône l'euthanasie des artistes ! Par contre, les foutre de force dans des camps de travail pourrait être une voie à explorer.....


Par "improductifs", je voulais dire "qui se situe en dehors de la sphère de production". Par définition, et les artistes le revendiquent eux-mêmes, ils sont le moins possible insérés dans la société de production / consommation. Leur but est justement de "sortir du monde" pour proposer une autre vision de la vie et de l'humain.

Ils n'ont donc pas du tout l'intention de participer à la production commune et de contribuer au confort matériel de la société ; logique, quand même, pour des gens qui ne sont pas matérialistes.

 

Par "subventionnés" je voulais rappeler que ces gens-là, comme les autres, il faut bien qu'ils bouffent. Il faut bien que quelqu'un, quelque part, leur verse une rémunération. Or pour cela, il n'existe que deux possibilités :

- soit l'artiste se soumet aux règles du marché et tente de vendre son art, comme un produit, dans des conditions de concurrence. C'est le cas notamment des chanteurs

 

- soit l'artiste bénéficie, sous une forme ou sous une autre, de subventions (du Ministère de la culture, de fondations, de commandes publiques, etc...). Autrement dit, une fraction de l'argent public est consacrée à faire vivre une frange de population refusant délibérément de produire. A faire vivre des artistes qui autrement disaparaîtraient, faute de moyens. Exemple-type : le cinéma d'auteur à la française. 

 

Et là, moi je me pose forcément la question : si ce n'est pas le public qui choisit les oeuvres et les artistes, alors ce choix ne devient-il pas forcément arbitraire, dictatorial ?  

 

L'avantage du fonctionnement marchand, c'est que chaque produit est directement confronté à son utilité : si quelqu'un en a besoin, en veut, alors son producteur pourra continuer. Si personne n'en veut, alors il disparaît forcément. 

 

Mais dans le petit monde de l'art, ce n'est pas le cas, car tout est faussé : les choix se font de façon complètement opaque, à l'intérieur de l'establishment artistique, et ceci sur les fonds publics.

Qui juge ? Qui ?

Qui décide que l'art, c'est un concert de John Cage, qui en 1952 en posait ses mains sur un clavier de piano pour 4,33 minutes de silence ? Qui décide que cela vaut d'être subventionné, et que les peintures abstractionnistes faites de merdes de chien réalisées par mon voisin Robert seront oubliées ?

Ce sont des commissions, des directoires de musée, des conservateurs, qui font en réalité la même chose sur l'art que les financiers de Wall Street : ils achètent, ils revendent, ils spéculent. Mais sur des fonds publics.

 

Exemple : le Ministère de la Culture dépense environ 5 millions d'euros par an pour entretenir la Villa Médicis, résidence de luxe à Rome, et y entretenir grassement pendant 6 mois à deux ans des artistes triés sur le volet par une commission toute-puissante. Aucun travail n'est exigé des artistes résidents (à par un rapport de stage de 2 à 10 pages), qui perçoivent en plus du gîte et du couvert des rémunérations d'environ 2000 à 4000 euros par mois... 

Si ce n'est pas être un improductif subventionné, ça ! 

 

 

J'ai l'impression que le monde de l'art est totalement parti en couille, avec tout en haut une sorte de cénacle, de microcosme jet-set où l'art n'est destiné qu'à impressionner la poignée de critiques influents des grands magazines - eux-mêmes ne pensant qu'à justifier leur présence par des dissertations jésuitiques sur l'hyperbolique abstraction du néo-abstractionnisme, avant d'aller se faire un rail de coke et une partouze.

Et en bas de l'échelle, toute une tripotée de paumés qui vivotent en espérant un jour être reconnus par le microcosme et acceptés, comme Basquiat. Une fois dedans, ils pourront cracher dans la soupe ; mais tant qu'ils crèvent la misère, tout le monde s'en fout.

Comme l'écrivait si bien Nathalie Heinrich, le monde de l'art moderne est surtout caractérisé par la "fuite en avant des artistes condamnés à la transgression perpétuelle au nom de la subversion artistique, démission des institutions se refusant à jouer leur rôle au nom de l'ouverture à la modernité, désarroi des amateurs d'art ne sachant plus quoi ni comment admirer, révolte impuissante des citoyens démunis des critères au nom desquels la collectivité agit en leur nom." 

 

Je n'ai pas grand-chose à ajouter... j'aimerais que le microcosme cesse de choisir ce qui est art (et ce qui ne l'est pas), et que les "spectaculaires imposteurs" cessent de prospérer. On peut toujours rêver...

 

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Mardi 28 mars 2006 2 28 /03 /2006 18:46

Je suis un homme : banale évidence.

J'ai une bite. Un pénis, si vous préférez. C'est bête et banal. Moi, je ne le vois même plus. Je le connais par coeur, avec ses qualités, ses défauts, ses moments de forme et ses passages de faiblesse. Comme je connais l'état de mes chevilles pour le sport, quoi. C'est un organe, mon organe, il est bien sympathique mais ça reste un instrument.  

Ca ne suffit pas à faire de moi un homme.


Mais alors quoi ?

Mon rôle dans le couple ? Mais justement, quel est-il ? Je partage avec ma dulcinée les grandes décisions, les problèmes, les courses, les tâches ménagères (tu pourrais ranger un peu tes strings d'ailleurs ?) Ce n'est pas moi qui rapporte les revenus du couple, même si mon salaire est légèrement supérieur.

Je vis dans une stricte égalité de couple, dans une bonne démocratie moderne, c'est-à-dire : stable et consensuelle. C'est joli, c'est équitable et gentillet. Je suis un homme, dans les années 2000, en somme ; impossible de trouver au sein de ma génération une femme qui serait entièrement dépendante de moi, de l'homme du couple. Et de toute façon, même si ça existait, je n'en voudrais pas ! Je suis moderne malgré moi, et je ne supporterais pas cette situation rétrograde de dépendance. Oh, je sais que si j'étais né une ou deux générations avant, j'aurais adopté ce fonctionnement sans problème. Mais le retour en arrière n'est plus possible, maintenant.

Ce n'est donc pas ça qui me définit en tant qu'homme. Je suis juste une moitié de couple, un associé. A la limite, je pourrais tout aussi bien être une femme, ça ne changerait rien.


Le travail ? Le travail n'est plus, depuis longtemps, une prérogative masculine, même à haut niveau. J'y côtoie autant de femmes que d'hommes ; certaines ont des responsabilités, des postes élevés, des gros salaires. Elles ont de l'autorité, cette forme d'autorité si particulière, un peu maternisante, qu'ont les femmes. Une situation sociale ne te rend pas plus homme.

D'ailleurs, qui de ma femme ou de moi prendra le congé parental ? La question est ouverte pour ma génération, elle ne l'avait jamais été auparavant. Pourquoi je le prendrais pas, moi ? Je suis plus patient :) et j'en profiterais pour écrire...


La violence ? Avant, oui, l'usage de la violence était quelque chose de typiquement masculin. Toutes les générations d'hommes qui m'ont précédé ont dû affronter la terrible épreuve de la guerre : l'Algérie pour mon père, l'occupation nazie pour mon grand-père, les tranchées de 14-18 pour mon arrière grand-père...
Tous ont connu ces périodes où être un homme, c'est prendre un fusil pour tuer et défendre.

Mais moi, non ; je vis dans une société en paix, tertiarisée, aseptisée. Les seuls rapports tolérés sont ceux de courtoisie. Dans les grandes entreprises, dans l'univers des cadres et des bureaux open space, la politesse est obligatoire et imposée, et même quand les gens se haïssent, ils se le disent avec moultes circonvolutions d'usage. Personne ne peut se permettre d'être agressif ici ; nous sommes entre gens bien élevés...


Non, honnêtement, je ne sais pas ce qui constitue un homme aujourd'hui ; je peux le définir en creux, par défaut, par opposition à ce qu'est une femme et qui me paraît plus clair. Un homme, c'est tout ce que n'est pas une femme. Une définition floue... l'ex- "sexe fort" est devenu bien fragile...

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Vendredi 31 mars 2006 5 31 /03 /2006 16:15

Clara est attablée face à moi, elle me pose la question d'un air inquiet. Elle m'explique qu'en faisant du rangement dans les fichiers de l'ordinateur conjugal, elle est tombée sur plusieurs videos pornos.

Je touille mon verre bêtement. Je cherche à gagner du temps, car je ne sais pas quoi lui répondre. Elle est visblement troublée, dans son regard je sens de la colère et de l'incompréhension.


Tous les mêmes

Est-ce à moi de lui expliquer l'évidence ? Tous les mecs regardent ou ont regardé du porno. Seules les doses et la fréquence diffèrent, selon l'âge et la situation de couple, je suppose. Son mec ne fait pas exception juste parce que c'est son mec à elle.

 
Bien sûr, je peux comprendre que cela la dérange... Mais qu'est-ce que j'y peux ? Les psys et les sexologues ont une explication pour ça : les hommes auraient une imagination sexuelle et des fantasmes largement basés sur l'image, sur la représentation visuelle du sexe. Ils ont besoin de voir, quoi.

Les filles, je ne peux que vous conseiller de le prendre avec philosophie.  "Pour l'homme, regarder des images excitantes est un autre monde qui n'influence pas, ne pollue pas sa relation de couple"  selon la sexologue Catherine Solano. Elle l'explique en détail dans :

Me trahit-il en regardant des photos pornographiques ?
Mon ami regarde-t-il des films pornographiques parce que je ne suis pas assez sexy ?

 
Adolescence
 
Le porno entre dans la vie des garçons de façon presque automatique, avec la puberté. Quand est-ce que j'en ai vu pour la première fois ? 12 ans, 13 ans, à peu près. Il y avait d'abord les films soft sur la Cinq et M6, puis Canal + dont le cryptage, à l'époque, n'était pas très crypté. De toute façon il y a vite eu un magnétoscope, tant mieux, sinon j'étais fatigué le lendemain à l'école.

Ces films m'ont bel et bien apporté quelque chose : c'était bien les seuls où je pouvais savoir comment était fait un sexe féminin ! Les seuls à aborder la question du sexe sous un angle "pratique" et sans pudeur (c'est le moins qu'on puisse dire...) Sans ça, il aurait fallu improviser et apprendre sur le tas (pas de mauvais jeu de mots) le jour du Dépucelage... L'angoisse, à 14 ans ! Le porno était la meilleure réponse, à ce moment-là, à mes questions existentielles de jeune vierge.


L'ère industrielle 

Une chose est sûre : l'explosion du porno est récente, elle date des années 70 à peu près, et cette branche atteint peu à peu un stade industriel développé. Il y a d'abord eu l'apparition du magnétoscope, qui a permis le formidable boom du commerce de videos porno.

 

Mais le grand tournant, au milieu des années 80, a été la révolution Canal + : la première chaîne payante avait besoin de nouveautés radicales pour réussir son lancement : place donc à des exclusivités cinéma, à des dizaines de matches de foot... et au fameux film porno le premier samedi du mois !

 

 

Ca paraît banal aujourd'hui, mais à l'époque, ça a fait scandale... Pour la première fois, du porno hard passait à la TV, chez soi... accessible à tous ! Je peux vous dire que ça a été la fiesta chez les adolescents, parce que croyez-moi, ils en ont profité !! La combinaison fatale magnétoscope + décodeur dans une famille, c'était l'assurance que votre petit garçon allait se gaver de films de cul et en faire profiter tous les copains d'école. D'autant plus qu'il était souvent le seul de la maison à savoir programmer un enregistrement différé...


 

 

 

En même temps, il s'est produit un phénomène assez bizarre : en devenant un produit de "grande consommation", le porno s'est discipliné. Canal + a vite imposé à ses fournisseurs un code de conduite assez strict sur le contenu. Des bites et des chattes, OK, mais avec des standards de qualité : peaux roses, acteurs et actrices jeunes et en bonne santé, seins en silicone 90D et érections de 25 cm minimum. On se serait cru dans une ferme d'élevage.

Le porno devenait un spectacle standardisé comme un MacDo. Aujourd'hui, ça s'apparente beaucoup au patinage artistique, je trouve : même dégaine faussement apprêtée, même sourire stupide dans l'effort, les acteurs et actrices suent le long de leur programme imposé : d'abord la pipe, puis un cunnilingus quand le scénario le permet, ensuite la pénétration vaginale, puis on passe en levrette, avant d'enchaîner sur la sodomie devenue passage obligatoire, et on finit par une éjaculation faciale. Ouf ! la boucle est bouclée, bravo, les artistes se retirent essouflés en saluant, quelle belle performance, n'est-ce pas Nelson Montfort ?

Le parcours est bien balisé, il n'y a pas de surprises.

 

 

 



Deuxième phénomène, mais ça c'était fatal : avec le passage à l'industrie de masse, les actrices de porno allaient devenir des stars médiatiques. La Cicciolina se permettait de faire campagne électorale en Italie, et Tabatha Cash de diffuser sa grande science de la vie sur les ondes de Skyrock.

Aujourd'hui, Clara Morgane est une star, une véritable licence commerciale. Si son nom ne vous dit rien, désolé, vous êtes à la masse. Avec son air de jeune fille comme il faut au regard coquin, son passé (à 25 ans) de star du porno, ses acrivités lui rapporteraient environ 25 000 euros mensuels, estime le journaliste de Libération Emmanuel Poncet, qui retrace son parcours :


L'univers du X ne l'impressionne pas. «Je m'attendais à voir des tarés, des obsédés, des drogués. Ce sont juste des gens normaux qui vivent du sexe.» Sa beauté nature et son sens de la repartie lui ouvrent rapidement les plateaux télévision. Christophe Dechavanne la lance. Bientôt suivi par Ardisson, Courbet, Fogiel et même Drucker. Succès fulgurant : «Je suis passée du statut d'étudiante en BTS qui mendie des stages à PDG de ma propre boîte

 

 



Mais ce qui me pose problème, moi, ce ne sont pas les gros revenus des uns ou des autres. C'est l'image qu'on propose aux jeunes ados, une image "MacDo" de la sexualité, gavée de clichés bêtes :

- une bite doit faire 30 cm
- un mec doit bourriner pendant 1 heure minimum 
-
la fille doit crier sur deux octaves
- il faut ejaculer sur la tronche des filles pour boucler le rapport
- les filles aiment les partouzes
etc, etc...

 

A vrai dire, je ne sais pas exactement ce que les jeunes de 12-15 ans pensent du porno, quelles traces ça leur laisse, à quel point cela les influence vraiment.

Une chose est sûre : le porno est totalement déconnecté de ce qu'ils vont vivre avec leur copine, et ils risquent de se perdre dans cette imagerie avant de trouver vraiment la voie de leur sexualité. Parce que c'est compliqué, une sexualité d'homme, très compliqué. Avant d'être bien et de se faire plaisir, il faut apprendre se libérer toutes les bêtises qu'on croyait essentielles : est-ce que j'ai une grosse bite, combien de temps je tiens, est-ce que je suis performant...

De ce point de vue, le porno est une très mauvaise chose. Mais qu'ont-ils d'autre pour apprendre ?? Qu'est-ce que les adultes leur proposent ?

 

 

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Mardi 18 avril 2006 2 18 /04 /2006 13:13

Quelle ne fut pas ma surprise, après avoir exprimé ce que je pensais du porno sur mon blog, d'ouvrir l'hebdomadaire L'Express cette semaine et d'y trouver un (très bon) article sur le même thème (!), titré "Nés sous le X" :

« Films hard à la télévision, sites Internet sans contrôle... Confrontés dès l'enfance à l'univers porno, les jeunes sont initiés à une vision sinistre de la sexualité. Face à l'expansion d'une industrie qui diffuse des images toujours plus violentes, médecins et éducateurs s'inquiètent, et les autorités tentent enfin d'agir.

Denise Stagnara hésite entre la tristesse et l'indignation. Depuis 1966, la fondatrice, avec son mari, Pierre, de l'association Sésame, se rend dans les écoles et les collèges pour parler de sexualité aux enfants. «Il y a quarante ans, leur naïveté était extraordinaire», se souvient-elle en consultant les questions qu'ils lui posaient et qu'elle a notées tout au long des années: «Est-ce que les œufs des papas ont des coquilles?» (classe de cinquième). «Au bout de quels gestes la femme est-elle enceinte?» (classe de troisième). «Y a-t-il une cérémonie du passage de la graine entre les parents?» (classe de sixième).
Aujourd'hui, les questions, nettement plus hard core, la feraient presque rougir. Florilège d'une classe de CM 2 (écoliers qui ont 10 ans environ): «Que veut dire enculer?» «Combien y a-t-il de positions dans le Kama-sutra?» «Qu'est-ce qu'une bouche à pipes?» «C'est affreux, déplore la vieille dame de 88 ans. Et cela tient essentiellement aux films X.»

(par JS Stehli, L'Express du 13/04/2006)

En toute fausse modestie, je ne pense pas que mon blog ait inspiré le journaliste (quoique ce genre de chose soit déjà arrivé - d'ailleurs si j'étais journaliste, j'irais pêcher des idées de thèmes sur les blogs, je pense).
Mais cela m'amuse de voir que globalement l'article va dans le même sens que moi :
« Les ados ne connaissent souvent de la sexualité que la vision déformée et caricaturale des productions hard. Au moment de leur première relation sexuelle, certains, habitués aux corps épilés des actrices de X, sont frappés de stupeur devant le système pileux de leur copine »
 
- A moins que cela ne signifie, Milan, que tu ne sois décidément trop consensuel...


Moui, c'est possible aussi. Finalement je dis pas mal de banalités dans ce blog, et en plus mon rythme d'écriture faiblit. Je pensais avoir des milliards de trucs à dire sur les hommes (enfin... ma perception des hommes) et les relations de couple (enfin... ma perception des relations de couple)

Mais je finis par me demander si j'ai eu raison. Est-ce que je tourne en rond ? C'est ce que me dit Mme Milan quand elle est d'humeur à critiquer mon blog. "A part branler le mammouth, tu ne fais pas avancer grand-chose", dit-elle en substance.

Avancer ? Moi, mon rêve, c'était que mon blog ait le même fabuleux destin que le site de Génération précaire : une simple bouteille jetée à la mer par un individu lambda, mais qui rencontre un echo formidable parce que des gens se reconnaissent dedans.

Mais est-ce que la "masculinité" peut être une grande cause ??? Est-ce que tous les mecs se posent les mêmes questions que moi ? Ou est-ce que je suis seul à "branler le mammouth" ?

J'étais convaincu que oui : encore hier soir, j'étais avec 3 amis [célibataires] qui se désespéraient parce qu'ils n'ont pas osé aborder une fille qui leur plaisait dans le bar. Parfaite illustration de ce que je racontais dans Mais comment draguer les filles ?
A les écouter, dans leurs tristes récits de célibataires qui cherchent l'âme soeur ("tu as de la chance, toi, tu as quelqu'un qui t'attend...") je pensais à mon blog - dont je ne leur ai jamais parlé - je me disais qu'on avait besoin, tous, de réponses... toutes ces questions dans nos têtes...





Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Lundi 24 avril 2006 1 24 /04 /2006 12:57

On va encore me dire que je suis parano.

Mais c'est déjà la deuxième fois que je retrouve dans mon journal favori, l'Express, un article consacré à un thème que j'ai abordé dans mon blog peu avant...

Cette fois, il s'agit des artistes ; vous vous souvenez peut-être de ce post où j'essayais de vous expliquer pourquoi les artistes étaient (à mon sens) des marginaux improductifs mais subventionnés (à relire ici). Eh bien je retrouve, avec surprise, dans l'Express cette semaine un article (excellent) intitulé Les artistes sont les nouveaux aristocrates.


Etonné et ravi, je retrouve un thème un peu similaire, développé avec brio par une chercheuse du CNRS (elle-même bel exemple d'improductivité subventionnée). Evidememnt, c'est toujours frustrant de trouver dans la bouche d'un autre des phrases et des idées qu'on avait dans la tête, mais que l'on ne parvenait pas à formuler complètement.

Ceci dit, moi aussi j'aurais très bien pu mener l'enquête et écrire un livre, si on m'avait payé pour ça (c'eût été avec plaisir !) et j'aurais abouti à peu près à la même chose.


Ainsi, la chercheuse Nathalie Heinich a su mettre le doigt (avec brio, je le répète) sur plusieurs phénomènes que je trouve passionnants et tellement, tellement vrais - je cite :

 

« Artiste, cela devient une identité qui, dans les bonnes familles, permet d'accepter un certain déclin. (...) Aujourd'hui encore, si un enfant ne réussit pas sa scolarité, on espère le voir se lancer dans le cinéma ou la production. C'est toujours une façon de ne pas décliner socialement. »

Oui, et plus frappant encore, j'ai pu remarquer en fréquentant l'une des écoles d'art les plus réputées que les élèves étaient majoritairement issus de milieux très bourgeois. Ils cultivaient d'ailleurs le paradoxe sans problème : je suis un jeune artiste rebelle, mes parents sont banquiers, ils me payent un super duplex dans le VIème (seuls les duplex sont assez lumineux pour peindre)

« Le don d'artiste est inné, exactement comme l'aristocratie. «On naît artiste», dit Jules Janin. Mais, valeurs de la Révolution obligent, ce don n'est rien si on ne le cultive pas. Le modèle de l'artiste est donc un magnifique compromis entre le privilège aristocratique et le mérite bourgeois »

D'autant plus que pour être vraiment estampillé "artiste", il faut de plus en plus réaliser un parcours académique impeccable (prépas, grandes écoles, etc...). Mais il faut en plus avoir les moyens financiers pour s'assurer une vie correcte dans un secteur précaire par nature... autrement dit il vaut mieux avoir une famille riche qui assure le loyer derrière...

« A l'avant-gardisme esthétique correspond désormais un avant-gardisme socio-politique : l'artiste se doit d'être progressiste, du côté du peuple, même si, dans la réalité, ses innovations sont généralement élitistes. »

Là c'est plus discutable... Ca devient vrai si l'artiste est aspiré dans le microcosme jet-set de l'art "riche" : à ce moment-là, il devient à la fois un artiste et un placement financier (pour ses sponsors, pour les galeries, pour les critiques...) 

« Là encore, on suit le modèle de la singularité de l'artiste, fondé au XIXe siècle: il faut innover à tout prix. Mais, à l'évidence, il y a désormais un conformisme de l'anticonformisme. On l'a vu l'an dernier au Festival d'Avignon, la transgression est devenue une norme obligatoire. Se mettre nu sur scène est une sorte de standard. »

Franchement, qui est encore choqué par une bite dans une expo d'art contemporain ? Ca devient absolument banal.  
De même, les idéaux gauchistes, libertaires et alter-mondialistes sont la norme politique absolue du petit monde artistique, sa mini-pensée unique à lui.

Pourtant, un artiste sarkozyste, ça, ça serait vraiment transgressif...


Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Mardi 23 mai 2006 2 23 /05 /2006 17:51

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais le Printemps est revenu. Si, si ! Ce n'est pas toujours flagrant, parce qu'il reste des jours de pluie longs et chiants, mais enfin on y arrive...

Après 7 mois passés dans la grisaille, il était plus que temps ! Je sentais les Parisiens arrivés à bout de nerfs, à bout de forces, à bout de tout. Un mot de travers et c'était la baston, que ce soit dans le metro, au travail, ou dans les magasins.

Avec les beaux jours reprend le sport favori des Français : le pot en terrasse. A n'importe quelle heure. Et puis il y a aussi ce phénomène que j'adore : les sportifs des beaux jours. Subitement les parcs et jardins se remplissent de joggeurs, et mon club de sport est plein à craquer ! Tous ces pignoufs avaient disparu pendant la moitié de l'année, cachés chez eux à s'engraisser devant la TV, pendant que nous on courait sous la pluie, et subitement ils viennent squatter comme des cancrelats, affolés à l'idée de porter le maillot de bain dans moins de 2 mois !

Et il y a de la motivation, je vous le dis ! Ca frise la crise cardiaque a chaque entrainement, à vouloir faire trop, trop bien, trop vite. Ils et elles, surtout, m'inquiètent, à vrai dire. 5 kg en un mois, c'est beaucoup demander à l'organisme. Et puis il fallait pas glander tout l'hiver, non plus, merde. 

Le printemps, c'est enfin et surtout le retour annuel des jupes (unanimement salué par la critique). J'avoue que j'ai bien du mal à tenir mes copains célibataires, lesquels passent leur temps à mater un peu niaisement toutes les poulettes qui passent.

L"'innocente provocation" des jolies filles en tenue courte fait ressurgir un certain nombre de réflexes conditionnés semblant dater de l'ère quaternaire : sifflements, grognements sourds, machoire en avant qui laisse passer un filet de bave... Et elles qui passent, l'air de rien, comme au milieu d'un zoo, sans prêter attention aux chimpanzés qui s'agitent. Les filles ont cette manière tellement fine de provoquer sans avoir l'air d'y toucher...

Et eux, ils n'en peuvent plus. "Je te jure, j'en peux plus, au bout de 10 minutes dans le metro, toutes ces jambes à talons hauts, ces bras dénudés, ces décolletés plongeants, touts ces RRRRAAAAH mon imagination s'enfièvre et je dois sortir en urgence..." 

Je vous jure, j'essaye de les retenir. Quand un mec vous aborde dans un bar, il a toujours un pote qui lui souffle à l'oreille "c'est bon, lâche-la, elle te trouve lourd, là." Ben ça, c'est moi. 

Bon, qu'est-ce que je vais faire de mes potes célibataires, pour leur éviter de commettre un viol ? Des injections, comme pour les détraqués sexuels ? Un contre-traitement hormonal ?

Je vous jure, vivement l'hiver...

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Vendredi 16 juin 2006 5 16 /06 /2006 17:38

Il est amoureux, mais il n'a aucune chance : elle est trop belle pour lui.

Elle en est bien consciente. Et lui aussi doit le sentir, je pense. Mais il ne peut pas s'empêcher d'espérer un petit quelque chose, au moins un peu d'attention et quelques sourires, ce sera déjà ça de pris. Quand il arrive au bureau le matin, il est content de pouvoir s'asseoir en face d'elle, de pouvoir la regarder à loisir, de faire toute la journée des provisions de rêveries qui le berceront le soir.

J'imagine qu'il s'imagine en train de l'inviter au restaurant, de jouer le séducteur, de la surprendre par ses galanteries. Je pense qu'il rêve qu'elle apprenne à le connaître vraiment, à savoir à quel point il est, au fond, un mec bien.
Mais il rêve pour rien : elle ne sortira pas avec lui, elle n'acceptera pas son invitation. Il n'y a rien en lui qui la fasse rêver...

Le grand problème, tu vois, c'est le charme. Lui, c'est un ingénieur, un vrai de vrai, un as de la science diplômé de l'une des meilleures écoles de la nation. Je ne vous dirai pas laquelle pour ne pas me griller, mais elle est dans le top 10... peut-être même le top 5, mais je ne suis pas très calé en classement d'écoles d'ingénieurs.

 

Mais l'as de la technologie, aujourd'hui, il me paraît tout désemparé et à court de munitions. De mon bureau situé en face, je le vois faire tous ses petits numéros dans l'espoir d'intéresser la jolie demoiselle. Et je vois que ça ne marche pas... Il pense l'impressionner avec l'étendue de sa science, espère qu'en lui expliquant les mystères d'un javascript ou les subtilités d'une architecture réseau elle se prendra d'admiration pour lui... mais il ne voit pas qu'en réalité il l'ennuie. Et que pendant ce temps, elle tchatte sur MSN avec des garçons plus beaux, plus sportifs et plus séduisants - tout en lui prêtant une oreille distraite ("mmm ? tu disais quoi sur les architectures réseau ?")  

 

Vous avez peut-être déjà ressenti ça ? Vous savez, quand on est un mec et qu'on regarde un autre mec en plein effort de drague... On a toujours ce petit mélange de mépris doublé de compassion pour ce pauvre bougre qui s'affiche et rame comme un fou... pour rien...

Je suis gêné pour toi, mon vieux. Tu as beau être un ingénieur, tu es un de mes frères masculins et tu souffres. Si on pouvait se parler franchement , tous les deux, je te conseillerais d'arrêter : tu n'as aucune chance. Elle est trop belle pour toi, tu n'es pas son genre de mec et il y a peu de chances pour que ça change...

 

Oui, je sais, c'est injuste mais c'est comme ça. Inutile de rêvasser en regardant "Hitch" où le gros loser ridicule se tape un canon, la vraie vie, mon vieux, c'est pas ça. Arrête de te rabaisser comme ça, tu es ridicule et puis tu me fais honte. Redresse-toi et sois un homme, bon sang !

De toute façon, je ne vois pourquoi tu te fais souffrir comme ça. OK elle est belle, grande et mince et tout ce que tu veux, mais elle est conne comme un balai, c'est une vraie pétasse !

Alors passe à autre chose, maintenant.

 

 

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Dimanche 9 juillet 2006 7 09 /07 /2006 16:26

On m'a reproché d'être un supporter de dernière minute... ! Un mec qui se met à soutenir la France uniquement quand elle se met à gagner ; un résistant de 1945, quoi.

Bon c'est vrai, je ne suis pas un accro du foot. Si la France n'était pas en finale, je ne pense pas que je regarderais le match. Mais les 3/4 des Français sont pareil : il n'y a qu'à voir comment les médias ont démoli Domenech, avant de l'idôlatrer aujourd'hui... et si on gagne, ils en feront un héros national.

 

Et j'espère qu'on va gagner !! Rien ne vaut cette incroyable euphorie que seule la Coupe du Monde de football peut provoquer. Quand on a battu le Portugal, tout le monde était dans la rue : jeunes, vieux, Blancs, Noirs, Arabes ou Asiatiques, hommes, femmes, tous unis... c'était beau à voir, tout simplement.


Dans ce pays où plus grand-chose ne nous relie vraiment (pas de grande idéologie, pas de grande fierté nationale, pas d'histoire récente qui nous mobilise, pas de religion, même pas de guerre), le foot prend tout l'espace disponible. C'est le seul moment où nous osons sortir les drapeaux français - même le 14 juillet, personne n'en suspendrait un à sa fenêtre.

Alors qu'aux USA, couvrir sa maison d'un drapeau géant (ou d'une pancarte "proud parents of a US Marine") était plus que courant !!

 

Ici, seul le football peut provoquer une telle passion. Je me souviens de 1998... cette douce euphorie, cette fête qui avait duré tout l'été, et même au-delà... Le sentiment de ne plus être un pays de losers, enfin !

 

Et puis il y a une autre raison, pour ce soir : les enfants.
Ben oui, les enfants. Aujourd'hui, quand tu parles de 1998, tes plus jeunes cousins te regardent comme un dinosaure, parce qu'ils s'en souviennent à peine, ils étaient trop petits. Je n'ai pas envie de finir un jour comme ces vieux Anglais qui parlent de leur dernière victoire... en 1966 !... sans même se rendre compte qu'ils ressemblent à des momies poussiéreuses et décrépites...

 

Bon allez, encore quelques heures avant le coup d'envoi. Raaah quelle tension !

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Mercredi 12 juillet 2006 3 12 /07 /2006 20:29

"Zidane il a craqué, Zidane il a craqué..."

 

Et nous, on a perdu. C'est rageant. Avec le parcours qu'on a eu, et le match qu'ils ont fait... c'est vraiment dur de laisser la victoire aux Italiens (mais c'est pas comme si on avait le choix).

Non seulement la soirée a été triste, mais en plus le match m'a laissé un goût amer. Même sans parler du coup de boule de Zidane (qui fait les titres de tous les journaux depuis le début de la semaine), j'ai trouvé que ce match donnait une très mauvaise image du football.

 

Où étaient la sportivité, le fair-play, le respect de l'adversaire et du jeu ? Les joueurs se sont insultés, aggripés, taclés vicieusement... Les Italiens ont pleurniché en se roulant par terre pour obtenir des fautes (encore plus que les Portugais, c'est dire !)... Plusieurs fois, j'ai cru que ça allait dégénérer entre les deux équipes.

 

C'est ça, le foot ? Voilà la finale la plus attendue du sport le plus aimé au monde, et les joueurs ont un comportement détestable... Même niveau que les matches du dimanche qui se finissent en baston sur les pelouses de banlieue chaque week-end. Voilà le spectacle que la FIFA propose aux millions d'enfants dans le monde... bravo. L'enjeu ne devrait pas faire oublier les valeurs du sport. Où est passé le jeu "viril mais correct" ??

 

Il va falloir songer à éduquer un peu tous ces milliardaires sans manières...

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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Vendredi 28 juillet 2006 5 28 /07 /2006 16:04

Meme a la plage, j'ai besoin de mon blog. Et donc de vous, mes chers lecteurs. Je vais vous expliquer pourquoi : je me pose plein de questions (je me pose toujours plein de questions) et grace a mon blog, je vous les pose, ca m'aide a savoir si vous aussi vous partagez mes interrogations et mes coups de gueule, si vous etes de mon avis ou non.

 

Theme du jour : le club de vacances

 

 Je passe mes vacances dans un hotel-club, dans une station balneaire d'un de ces pays ou rien ne coute cher. Une station a touristes occidentaux. Un enclos a touristes occidentaux, devrais-je dire (la preuve : il y a un check-point a l'entree)

Oh, je savais ou je mettais les pieds : j'ai choisi un hotel-club, et j'ai ce que je voulais : sports, activites, animations, etc... le contrat est donc respecte.

Mais rien a faire, je ne parviens pas a adherer vraiment a l'atmosphere, a me fondre dans la masse : j'esquive les soirees tarot, j'aime pas l'aquagym et je n'ai pas de momes a filmer lors du sacro-saint spectacle de fin de sejour.


Ulysse, ou es-tu ?


Il me semble que le voyage ne devrait etre accepte que dans le sens le plus fort du terme : une decouverte, une rencontre avec un ailleurs. Or une rencontre implique une reciprocite : je decouvre ton pays et ta culture, en retour je te fais partager mes propres origines.

Le "voyage" m'evoque invinciblement le mythe d'Ulysse, echoue chez les Pheaciens : "Assieds-toi, voyageur, nous sommes impatients de t'entendre conter les aventures qui t'ont mene jusqu'ici". Le voyageur est avant tout un aventurier, qui partage des recits avec ses hotes.



Mais dans mon enclos a touristes, meme grise par la vitesse de mon jet-ski qui vole sur les vagues, je suis bien loin d'Ulysse. Je l'imagine conter ses aventures, les chanter, sans doute, comme on le faisait a l'epoque.

(je me dis aussi qu'en jet-ski il aurait mis moins de temps a rentrer chez lui, mais c'est une autre histoire....)



Moi, je n'echange avec personne. J'arrive juste ici les poches pleines de devises, que je lache dans divers commerces et activites, a des autochtones soit trop collants, soit pas souriants, c'est selon. Je suis touriste : voyageur sans aventure.

Tout est deja prevu, prepare, pre-mache : le parachute, le raid aventure en 4x4 ou la sortie en mer, tout cela est calibre a la minute pres, pour des touristes qui se succedent a l'infini pendant 3 mois. Les "aventures" en carton qu'on nous propose sont comme une voie de chemin de fer, ou les gens se succedent comme de petits wagons.



Voila le drame du systeme touristique : certes, il fournit la possibilite logistique de visiter certaines regions de la planete, mais en meme temps, aprtout ou il s'installe, il pose un mur transparent entre la population et les visiteurs, qui ne se rencontrent plus, car ils sont, avant meme d'avoir esquisse un geste, englues dans une relation commerciale.


Bon, sur ce, je vous laisse, car c'est l'heure des jeux d'apero. La prochaine fois, je vous parlerai des animateurs de l'hotel-club, parce qu'ils commencent vraimemt a me gonfler.

 

Par Milan - Publié dans : 1mec1fille
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